‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 91 sur 107 · SARTHE · texte numérisé non relu

SARTHE

[Pas de réponse aux premières circulaires ; lors de l'enquête sur les séminaires, le préfet signala un séminaire au Mans avec 43 élèves, un autre à Saint-Saturnin avec

' Voici ce qui figure au Bulletin du 19 octobre : « Les religieuses de la Visitation ont été autorisées à se réunir pour cet objet (éducation des filles].. On a pu les observer pendant deux ans, parce qu'elles n'étaient plus cloîtrées et qu'il y avait des exercices publics auxquels on pouvait juger des principes de celle maison. La supérieure, généralement estimée, est moi le; elle a été remplacée par une religieuse du Midi, suivie de quatre à cinq- compagnes. Le régime de cet établissement a été entièrement changé. Plus de communications au dehors. L'étude dé l'histoire, des arts, etc., a été proscrite; on ne s'occupe que de religion, d'exercices de piété; ce n'es t pas une maison d'éducation : c'est un courent austère. La supérieure précédente avait eonfiê au préfet que ces religieuses ne faisaieiit pas de vonix perpétuels, mais celui de clôture tant que l'association subsisterait. » (Souligné dans le texte.)

* Bulletin du 21-22 octobre (AFiv, lidl). — Un séminaire à Trêves

avec 53 élèves [V\ 8.WJ).

40 élèves ; « les étudiants appartiennent à la classe la moins aisée de la société et sont hors d'état de payer pension ; une instruction tardive et précipitée ne redressera point les impressions fausses et grossières qu'ils ont reçues chez leurs parents. Un clergé qui bientôt ne sera composé -que de pareils hommes tomhera dans la déconsidération. La plupart de ces étudiants sont simples, ineptes ; toute leur vocation prendra source dans les idées les plus superstitieuses, dans l'orgueil des parents ou dans le désir d'échapper à la misère et à la conscription. On rie s'occupe guère de leur inculquer les sentiments de reconnaissance et d'admiration dus au restaurateur de l'Église ; cependant 1 evêque est animé d'un bon esprit 1 ».]

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