‹ La sophistication des vins: méthodes analytiques et procédés pourChapitre 24 sur 125 · APPRÉCIATION DU COEFFICIENT DE COLORATION · texte numérisé non relu

APPRÉCIATION DU COEFFICIENT DE COLORATION

nicol analyseur porté par un disque gradué et superposé à la lame de quartz permet d*obtenir des couleurs qui varient avec le degré de rotation. D*autre part, le vin à examiner est placé dans une petite auge, et la lumière réfléchie sur la porcelaine le traverse sous des épaisseurs que Ton peutfaire varier en agissant sur un bouton à crémaillère, épaisseurs qui se mesurent avec une grande exactitude au moyen d*une aiguille qui se meut sur un disque gradué. Les deux faisceaux lumineux, celui qui a traversé le quartz et les niçois, et celui qui a traversé le vin, sont réunis dans le même œil au moyen de prismes à réflexion totale. On fait mouvoir les deux disques, celui oti s'inscrivent les degrés de rotation de l'analyseur et celui qui indique l'épaisseur du vin traversé, successivement, en passant d*un côté à Tautre de façon à modifier peu à peu des deux parts le ton et l'intensité jusqu'à observer des deux parts l'identité des deux teintes et légalité des deuv intensités de ces teintes. On obtient ainsi un double et précieux résultat. La rotation du disque correspondant au nico\ analyseur donne, sous forme de degrés de rotation de quartz, c'est-à-dire d'une façon absolue et que Ton peut toujours reproduire aisément, la nature de la teinte du vin qu'on examine ; la rotation du disque sur lequel est inscrite l'épaisseur du vin fait connaître Vintensité de cette teinte. On détermine donc à la fois avec cet instrument ingénieux et le ton exact de la couleur des vins et leur coefficient de coloration. Le chromatomètre de M. Andrieux est appelé, je crois,

pour une rotation de Tanalyseur d'un assez grand nombre do degrés, la teinte^reçue dans l'œil ne yarie qu'entre le jaune orangé et le violet légèrement rosé ; ce sont les couleurs extrCmes des vins.

à rendre de grands services dans l'étude des vins et des matières tinctoriales en général.

Vinoeolorimètre. — Cet instrument, construit en 1878 par M. Salleron, atteint presque, avec un dispositif bien plus simple, un résulat semblable au précédent. 11 permet d'apprécier en effet à la fois le ton et Tintensite colorante des vins (1).

L'auteur du vinoeolorimètre a constaté d*abord que le ton des vins, depuis les vins bleus jusqu'aux vieux \ins passés^ varie entre le violet rouge et le 3* rouge de la gamme des couleurs de Ghevreul. Ceci établi, M. Salleron a fait teindre en cochenille aux Gobelins une série de rubans de satin donnant les dix teintes intermédiaires : violet rouge; !•' violet rouge; 2* violet rouge; eic..,,;^^ violet rouge; rouge; !•' rouge; 2® rouge; 3® rouge.

Sur une bande de carton le constructeur a placé d'un côté dix disques découpés dans ces rubans; de Tautre, et côte à côte, dix disques de satin blanc semblables.

Sur le carton ainsi préparé Texpérimentateur pose un petit appareil muni de deux lunettes inclinées à 45'', et visant les disques précédents. L'une de ces lunettes, répondant iï l'œil gauche, vise les disques colorés. L'autre, répondant à Tœil droit, vise les disques blancs. Dans celle-ci, une petite auge formée de deux tubes de verre à écartement variable, écartement que l'on mesure par une vis micrométrique, permet de recevoir le vin à examiner et d'en augmenter ou diminuer à volonté l'épaisseur.

Lorsqu'on veut faire une mesure, on établit d'abord

(1) Dé:ermination de la cou'eur des vins pur le Vinocolorintètre de J. Salleroù, Paris, 1878.

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