APPRÉCIATION DU COEFFICIENT DE COLORATION
approximativement Tégalité d*intensité des couleurs au moyen de la vis micrométrique qui modifie Tépaisseur du vin traversé; puis on fait glisser sous la lunette de gauche le ruban à disques colorés jusqu'à ce que l'un d'entre eux réponde bien au ton du vin qu'on examine ; on détermine alors définitivement l'égalité exacte d'intensité colorante en modifiant au moyen de la vis micrométrique l'épaisseur de la couche du vin qu'on examine. Il ne reste plus qu'à lire cette épaisseur qui est inversement proportionnelle au coefficient de coloration du vin.
Quant au ton, il est défini par les tables dB Ghevreul et inscrit dans chaque cas particulier à côté du petit disque de satin coloré qui répond le mieux à la teinte du vin observé.
Ainsi avec cet instrument on dénommera la couleur d'un vin, par exemple : toUf 5* violet rouge : coefficient inverse de coloration 250.
Ce dernier nombre étant proportionnel à l'épaisseur traversée, un autre vin qui donnerait : ton, 5* vtoiet ronge y et coefficient invei^se de coloration 125, aura le même ton, mais une intensité :: f|§ ou deux fois piui$ forte. Le premier de ces vins peut résulter, par exemple, du second qu'on aurait additionné de son volume d'eau distillée. 11 n'en serait plus de même si l'on trouvait : toHj 2* violet rouge, et coefficient inverse de coloration 125. Ce dernier serait un vin deux fois plus coloré que le premier, mais de ton plus bleu violacé : un vin plusjeune, par exemple, ou additionné d'eaux calcaires.
On voit les services que peuvent rendre les colorimètres Andrieux et Salleron, dans les questions d'âge, de coupage, de mouillage, de maladies des vins.
Gautier. 5