PIQUETTES DE MARC
Tartre 3»',59
Acide tartrique libre ,75
Sulfate do potasse 2 ,75
Cendres 4 ,68 (1)
Acidité totale (en SO*H«) 4 ,07
— de l'extrait dans le vide -» . 3 ,4
— de l'extrait à lOO* 1 ,86
Dégusiaiion. — Fortement aqueux. Saveur de piquettes de raisins frais du midi assez agréable.
b. — Piquettes de marc d'un vin de Roussillon plâtré» Cépages : carignan et grenache.
Par litre.
Alcool, titre centésimal 6*,1
Alcool en poids par litre 48*%9
Extrait à 100* 19 ,0
Extrait dans le vide 22 ,8
Sucre réducteur traces
Tartre 3",30
Acide tartrique libre 1 ,05
Sulfate de potasse 1 ,7
Cendres 4 ,9i (2)
Acidité totale (en SO*H«) 4 ,?6
— de l'extrait dans le vide 3 ,48
— de l'extrait à 100» 2 ,01
Dégustation, — Fortement aqueux. Saveur de piquettes de raisins frais du midi assez agréable.
Dans la piquette (a) le rapport des poids de Talcool à l'extrait est de 2,64, dans la piquette (b) de 2,6. Or, on sait que ce rapport, pour les vins plâtrés correspondants, s'élève généralement à 3,6 ou 3,75. Les piquettes de marc sont donc, relativement à leur alcool, plus riches en extrait que les vins; elles sont aussi remarquables par Tabsence de sucre réducteur
(1) Contenant 0'*,450 de carbonate de potasse.
(2) Contenant O^'fS^i de carbonate de potasse.
il4 VINS ADDITIONNÉS DE PIQUETTES.
et par leur richesse en tartre, en acide tartrique libre et en cendres.
Supposons la piquette de Geleyran {a) mélangée par parties égales à un vin naturel moyen précédemment cité contenant : alcool, 12 degrés centésimaux ; extrait, 25 grammes par litre ; glycérine, 7 ; sulfate de potasse, 2^',35; acidité totale ^ 3,5. Le mélange ainsi fait donnerait une liqueur répondant à la composition :
Alcool 8. 9
Extrait 21. 4
Glycérine 5.
Acidité totale 3 . 5
Sulfate de potasse 3 . 5
Son titre alcoolique serait un peu faible, il est vrai ; mais l'extrait, la glycérine et le rapport en poids de la glycérine à l'alcool seraient ici normaux. Seule la somme alcool-acide (défalcation faite de Tacidité de plâtrage) tomberait à 12,4, nombre trop faible qui permettrait de présumer un mouillage.
On voit encore une fois ici l'importance de la règle alcool- aacide.
Mais outre les renseignements tirés de cette règle apte à faire déjà présumer un mouillage direct ou indirect, dans ces cas très délicats l'addition de piquettes sera encore révélée : par la richesse de l'extrait en cendres, même déduction faite du poids des sulfates; par la pauvreté de la liqueur en glycérine et sa richesse en acide tartrique libre ; enfin par l'examen des matières difficilement fermentescibles du résidu sec, matières réduisant la liqueur cupro-potassique, ainsi que nous allons l'expliquer à propos des vins pétiotisés.
VINS GLUCOSES. 115