‹ La sophistication des vins: méthodes analytiques et procédés pourChapitre 93 sur 125 · CO C · texte numérisé non relu

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230 PLATRAGE ET DÉPLÂTRAGE.

De nombreuses analyses dues à M. H. Marty (1), il résulte que les quantités d'acide sulfurique et de sulfate neutre correspondant de potasse (calculé d'après l'acide sulfurique) que Ton trouve normalement dans les vins non plâtrés varient, par litre, entre les chiffres suivants :

Hinimam. Maximum.

Acide sulfurique SO*H« 0»', 109 0»^,328

ou Suirate neutre de potasse 194 583

D'autre parties recherches multipliées de M. Martin ont montré que dans les vins de Bordeaux les quantités de sulfate de potasse calculées comme ci-dessus n'atteignent qu'exceptionnellement 0«^225 par litre.

Si donc le poids de sulfate de potasse trouvé (calculé d'après l'acide sulfurique total) est supérieur à 0*',583 par litre, on peut affirmer que le vin a été plâtré ou additionné de vins plâtrés.

En même temps, comme l'indiquent les analyses de Poggiale et la théorie, les cendres du vin deviendront neutres, ou tout au moins la quantité de carbonate de potasse qu'elles contiennent tendra vers zéro.

Ces deux signes sont caractéristiques du plâtrage et suffisent à le démontrer.

L'administration de la guerre a fixé à 2 grammes de sulfate de potasse par litre l'admissibilité des vins plâtrés dans les fournitures militaires. Une circulaire du garde des sceaux en date du 27 juillet 1880 a accepté cette limite pour les vins d'usage courant et a prescrit au parquet de poursuivre comme fraudés les vins qui seraient plâtrés au-delà de deux grammes (2).

(1) Marty, Rép, de Pharm. Nouv. série, t. VI, p. 353.

(2) Voir les Documents à consulter, p. 254. Sans que l'on ait

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