Müncfiener medic. Wochenschi'ift, 1891, n'’" 6 et
3. Uhl. Untersuchungen der Marktmilcli in Giessen (Zeitschrift fur Uygiene und înfectionskranhheiten, XH, p. 475, 1892).
va sans dire qu’ils ne doivent jamais servir en même temps au séjour des humains, être un réfectoire ou une chambre à coucher. Il ne doit y pénétrer que des personnes propres et proprement vêtues. En Lorraine, il est de tradition qu’une femme en période menstruelle s’abstienne d’y entrer. Cela veut dire, sans doute, que le lait redoute l’approche de toute souillure.
A l’étranger, diverses grandes entreprises, la Société laitière d'Aylesbury, la Laiterie lombarde de Milan, etc., ont adopté, à ces divers égards, des pratiques dont les petites exploitations doivent chercher à se rapprocher (1).
Le passage au tamis débarrasse le lait d’une part de ses impuretés. La Compagnie laitière de Copenhague filtre son lait, à l’arrivée au dépôt, sur un lit d’éponges, qui sont ensuite nettoyées et stérilisées. Néanmoins, le procédé ne nous inspire pas de sympathie. Ou bien la filtration n’arrête pas les germes, ou bien elle amoindrit les qualités du lait.
Les « séparateurs » et appareils centrifuges débarrassent aussi le lait de ses impuretés, y compris une part des bactéries qu’il pouvait renfermer. Malheureusement, comme la « centrifugation » a séparé une grande partie de la crème, le lait sortant de l’appareil n’est plus que du lait maigre. Du reste, l’élimination des bactéries est très imparfaite. Poehl (1884), Bang (1885), 0. Wyss et Roth n’ont jamais obtenu, par la centrifugation des liquides bactériels ou du lait, qu’une diminution des germes. Scheurlen (2), dans une série de recherches spéciales, a constaté que le lait centrifugué selon les procédés en usage n’abandonne à la malpropreté [Milchschmiitz) que 18 millions de germes sur 2 050 millions que renfermait