Chavaxxe (A.). Du lait stérilisé. Paris, 1893, p
121 LA STÉRILISATIOS ALIMENTAIRE.
-1889, un appareil dont nous reproduisons la description qu’en a faite, à l’époque, une commission de l’armée.
« Il se compose d’une marmile de fer-blanc munie d’un couvercle, dans laquelle s’emboîte un support en fil ' de fer étamé pouvant contenir sept bouteilles d’un quart
'■ de litre chacune. On les place, remplies et munies d’un
' biberon en caoutchouc, avec le support, dans la marmite
K remplie d’eau aux trois quarts. On met celle-ci sur le feu
et, quand l’eau a bouilli fortement pendant une demi- . heure, on bouche les bouteilles en comprimant les bibe-
i rons avec des serres. On enlève alors l’appareil et l’on
? met les bouteilles dans un endroit frais (1) ». Pour ali-
' menter l’enfant, il n’y a qu’à retirer la pince, et l’on
a un biberon tout prêt.
!■' Cet appareil ressemble étonnamment à celui que Id
* professeur Soxhlet (de Munich) a fait conriaître dès 1886
?! (2) et dont nous avons personnellement lu la description
dans la Centraiblatt fur allgerneine Gesundheitspflege de ! 1887, due à la plume du docteur F. A. Schmidt (de
i Bonn), qui paraissait bien être convaincu qu’il s’occupait
d’une nouveauté (3).
, La communication d’Egli-Sainclair date de janvier 1889
(Voy. Chavane); son appareil était déjà une imitation de celui de Soxhlet.
y Le professeur Vallin en propose un autre, qui a le
fi mérite de la simplification. On ferait bouillir du lait frais
j. dans le biberon lui-même, placé tout rempli et tout armé
I • dans un bain-marie quelconque. En le faisant refroidir
•V rapidement avant de le présenter à l’enfant, on aurait
: . 1. Rapport de la Commission chargée de rechercher et d’étudier,-
’ - à l’Exposition universelle de 1889, les objets, produits, appareils et
. procédés pouvant intéresser l’armée. Eascicule n" VUI, Paris, 1890,
■ , 2. Münchener medic. Wochenschrift, n“ 15 et 16, 1886.
.t , 5. Sumnii.T (F.-A.). L'eber das Soxhlet’sche Milch-Kochverfahren
é-' . (Cenlralblat fût allgerneine Gesimdheitsp/lege, yi, p. 155,1881],
toutes les garanties désirables tant à l’égard du biberon qu’à l’égard du lait (1).
Le procédé Soxhlet ne consiste pas dans l’emploi de la chaleur pour stériliser le lait à l’abri de l’air, ce qui était connu depuis longtemps; mais dans le fractionnement de la quantité mise à stériliser et dans le mode de bouchage des récipients, deux conditions qui préviennent également le retour des germes dans le liquide.
Son appareil est constitué par une marmite de ferblanc (bain-marie), à couvercle, dans laquelle on plonge un porte-bouteilles garni d’un certain nombre de bouteilles d’une contenance de 200 grammes. Celles-ci reçoivent le lait et ne doivent être remplies qu’aux deux tiers. La marmite reçoit de l’eau jusqu’à une hauteur qui ne dépasse pas le milieu de la bouteille renfermant le lait, de sorte que celle-ci est à la fois dans l’eau bouillante et dans la vapeur.
Dans les premiers modèles, les bouteilles étaient fermées au moyen d’un bouchon de caoutchouc rouge perforé; après la chauffe, quand l’air et la vapeur s’étaient échappés, on obturait complètement l’orifice des flacons en introduisant dans le trou du bouchon une tige de verre munie d’un renflement dans son milieu. Cette manœuvre n’était pas absolument facile ; elle pouvait arriver un peu trop tard et lorsque des germes étaient déjà rentrés dans le lait.
Aujourd'hui, le bouchage (Patentverschluss) se pratique de la façon suivante ; r Ou place sur le goulot des bouteilles un petit disque en caoutchouc de 4 millimètres d’épaisseur, de la dimension exacte de l’ouverture en entonnoir de la bouteille. Pour éviter le déplacement de ce disque pendant que la vapeur et l’air s’échappent, on coiffe la bouteille, surmontée de son disque, d’un petit