‹ La Stérilisation alimentaireChapitre 27 sur 38 · Yoy. Bull. Acad, méd., séance du 8 août · texte numérisé non relu

Yoy. Bull. Acad, méd., séance du 8 août

timètres au-desSus du fond de l’appareil, de façon à ne pas

prendre l’eau du dépôt.

5° Une ouverture latérale destinée à évacuer l’eau qui reste, lorsqu’on nettoie l’appareil.

6° Un petit dé pour mesurer la quantité d’alun nécessaire à la stérilisation.

7° Enfin, un grand couvercle circulaire, recouvrant tout l'appareil.

Pour s’en servir, il faut: I" Laver à l’eau bouillante ou ii l’eau bouillie : 2° remplir d'eau l’appareil; 5° mettre dans la cupule de l’agitateur la quantité d’alun mesurée dans le dé, soit 4 grammes; 4“ tourner l’agitateur au moyen de la manivelle pendant dix minutes, de façon à opérer le mélange; 5° retirer l’agitateur et mettre le couvercle; 6° laisser reposer de dix-huit à vingt-quatre heures dans un endroit frais.

A ce moment, on peut se servir de l’eau, en ayant soin de laisser s’écouler d’abord un demi-litre dont on n’usera pas.

C. Paul a accompagné sa présentation d'un commentaire entièrement favorable. Lui-même a repris les expériences de Babès et reconnu qu’avec des doses d’alun,, variant de 20 à 50 centigrammes par litre, on obtient toujours une eau absolument stérile et qui n’a pas le goût d’alun. L’eau dont il se servait était de l’eau de rivière renfermant de 1 500 à 6000 germes par centimètre cube. Toutefois, la stérilisation ne durait que de quatre à six jours; après cette époque, les colonies se développaient facilement dans la gélatine. Quant à l’eau qui avait subi l’action de l’alun dans l’appareil (20 centigr. par litre), cllfe a montré fréquemnent une stérilisation complète, et ce n’est qu’à partir du troisième ou du quatrième jour qu’elle présentait des cultures.

Les restrictions que nous avons soulignées, « presque fréquemment stérile », indiquent suffisamment que le procédé-ne garantit pas encore absolument la stérilisation de l’eau. Ou reste, il est clair que, si l’eau qui a paru stérile le premier jour cultive le troisième ou. le

quatrième jour, c’est qu’il y était resté au moins des spores, engourdies mais vivantes. Ce sont probablement des spores d’espèces aussi inolfensives que résistantes ; mais il n’en ressort pas moins que, pour être rigoureusement exact, on ne saurait qualifier ce résultat de stérilisation.

Le procédé a encore, à nos yeux, d’autres torts; mais il convient d’insister sur son échec vis-à-vis du but capital qu’il se proposait et qui devait, s’il était atteint, constituer ses titres à la confiance publique.

L’appareil Babès a été contrôlé à Vienne aussi, dans le laboratoire du professeur Gruber, par l’un de ses aides, Max Teich (1) : il n’a été trouvé rien moins que stérilisateur.

Une eau, faite d’un mélange de l’eau de distribution et de celle du Danube, traitée par des doses de 15 et de 30 centigrammes d’alun par litre, à des températures variables, a subi d’ordinaire une diminution notable de ses bactéries au bout de dix-huit heures, mais n’a jamais atteint à la disparition complète. En revanche, au bout de quarante-huit heures, le chiffre des bactéries était remonté à son taux primitif; quelquefois même, il le dépassait.

Chose plus grave, les bacilles typhiques, soit dans l’eau distillée stérilisée, soit dans l’eau de distribution, résistèrent absolument à l’action de 30 centigrammes d’alun par litre et ne diminuèrent de nombre, d’un jour à l’autre, que dans les limites suivant lesquelles ils disparaissent progressivement et normalement dans toute eau naturelle. La preuve qu’ils n’étaient point tués, c’est que l’on en retrouvait un grand nombre, après soixantedouze heures, dans le dépôt formé au fond du vase, au milieu de 42 000 colonies par centimètre cube. Les vi-

I. Das Verfahren von Babes zur Gewinnung von keimfreiem Wasser [Archiv fûr Bygiene, XIX, p. 62, 1895).

brions du choléra, plus susceptibles, ne sont pas encore tous disparus après vingt-quatre heures du même traitement; mais ils sont tués après quarante-huit heures et l’on n’en retrouve aucun parmi les colonies du dépôt. A vrai dire, l’auteur pense que l’alun n’a agi sur ces vibrions que par l’acide carbonique qu’il met en liberté des carbonates alcalins ou alcalino-terreux.

C’est, du reste, pour l’usage, à peu près comme si l’alun ne tuait pas les vibrions cholériques ; car. il n’est guère possible d’attendre deux jours avant de consommer de l’eau suspecte, épurée par l’alun. C’est même déjà beaucoup que l’eau traitée par cet agent ne puisse être consommée avant dix-huit à vingt heures.

On remarque, dans les expériences de Max Teich, que la réapparition des bactéries après le traitement marche d’autant plus lentement que la température est plus basse. Ce qui s’explique sans peine. Peut-être que la recommandation, inscrite au prospectus, de faire reposer l’eau alunéedans un endroit frais, n’est pas étrangère au succès que la méthode a paru remporter aux yeux de quelques savants.

L’expérimentateur de Vienne a encore remarqué que la précipitation par l’alun est parfois lente à se faire et que des flocons nagent dans le liquide et jusqu’à sa surface, soit par le fait de leur légèreté propre, soit parce qu’ils sont soutenus par des bulles de gaz. Dès lors, même en laissant perdre le premier demi-litre de liquide, le consommateur reste exposé à boire des impuretés et des bactéries.

Il va sans dire qu’un faible choc, peut-être même l’action de tirer de l’eau du récipient, sont capables de remuer le dépôt du fond et de produire le même effet que la flottaison des flocons.

Finalement, après les expériences de Max Teich, il est probable que personne ne sera tenté de boire de l’eau

suspectée de fièvre typhoïde ou du choléra et qui n’aurait reçu d’autre traitement que l’épuration par l’alun suivant la méthode de Bahès. Peut-être même ne hoira-t-on jamais d’une eau quelconque qui ait été additionnée de ce sel; car, aujourd’hui que le vulgaire lui-même ne redoute plus que les raicrohes et par-dessus tout les microbes pathogènes, à quoi sert-il de clarifier l’eau sans tuer les bacilles typhiques ou cholériques ? Pour ce qui nous concerne, nous nous consolerons aisément de ce dédain. L’alun, aux doses proposées par Bahès, est entièrement décomposé dans l’eau (Max Teich). Cependant, c’est rouvrir une mauvaise voie que d’introduire dans cette boisson des substances qui lui sont essentiellement étrangères. 11 serait bien extraordinaire que la dose de 20 centigrammes d’alun par litre, dont il a été parlé à l’Académie, convînt pour toutes les eaux. Ne sera-t-on pas tenté de l’élever pour le traitement des eaux plus chargées de bactéries ou renfermant des bactéries plus redoutables que celles qui ont été mises en essai ? Et où s’arrêtera-t-on?

b. — Une méthode contemporaine de la précédente et s’en rapprochant, quoique plus compliquée, est celle que Burlureaux a fait connaître à la même époque (1).

Elle consiste à traiter l’eau par une poudre anticalcaire, composée de chaux vive, de carbonate de soude et A'alun, en proportions un peu variables selon la nature de l’eau à épurer.

Pour les eaux qui contiennent plus de bicarbonate que de sulfate de chaux, l’anticalcaire doit renfermer ;

Poudre de chaux vive.9 parties.

— de carbonate de soude.6 —

— d’alun.1 —

1. Bdrlureadx. Épuration de l’eau de boisson (d)-cAràes de médecine expérimentale, IV, n° 5, 1892).

Pour celles qui contiennent plus de sulfate que de bicarbonate :

Poudre de carbonate de soude.2 parties.

— de chaux vive.5 —

— d’alun.t

Rapportée à 1 litre, la .dose la plus favorable est de 1 centigr. 5 du mélange pour chaque degré hydrotimétrique. Mais, « dans la pratique domestique, lorsqu’on n’a pas les moyens de trouver le titre de l’eau, on peut procéder de la façon suivante ; Dans un broc de 10 litres de l’eau à traiter, on ajoute 3 grammes d’anticalcaire, on agite et l’on goûte. Si l’eau n’a pas une saveur alcaline, on ajoute un autre gramme et ainsi de suite, jusqu'à ce que l’eau ait une saveur alcaline. En restant quelque peu au-dessous du chiffre-ainsi trouvé, on aura obtenu la dose maniable. »

On estimera, sans doute, qu’il est heureux que les substances composant l’anticalcaire ne soient pas très toxiques et qu’elles aient toutes les chances du monde, d’être décomposées ou neutralisées dans l’eau, du moment que la fixation de la dose de poudre est abandonnée au tâtonnement et à l’aptitude du palais des gens à percevoir la saveur alcaline. Ce qui est, du reste, un peu contradictoire de la différenciation de deux poudres entre lesquelles on ne peut choisir qu’aprés une analyse de

Les phépomènes qui se produisent dans l’eau par l’addition de la poudre anticalcaire sont des actions chimiques dont l’essence est difficile à définir. Burlureaux ne cherche pas à les préciser. 11 insiste sur ce point capital: que la poudre opère la stérilisation de l’eau. Avec 1 gr. 60 d’anticalcaire par litre d’eau de Vanne (peu riche en germes), on tue à coup sûr tous les microbes, même ceux que l’on a surajoutés à l’eau. Traitée

par 1 gramme d’anficalcaire pour 1 lilre, l’eau des drains de GenneyiHiers (qui est relativement pure) « se montre presque stérile ».

Des épreuves accomplies sur de l’eau préalablement infectée de microbes pathogènes ont permis de constater que, vingt-quatre heures après l’addition de la poudre anticalcaire, on ne retrouvait plus aucun de ces microbes dans cinq gouttes de l’eau traitée.

Si la dose d’anticalcaire se trouve insuffisante pour tuer tous les microbes, insuffisante pour épurer au point de vue chimique, elle n’en produit pas moins, selon l’auteur, un effet utile en diminuant le nombre des colonies et en retardant leur développement. Les microbes, dans ce cas, retrouvent parfois leur vitalité au bout de six jours. Le plus souvent anéantis, les germes de l’eau peuvent n’avoir été que « stupéfiés » par le traitement chimique.

En d’autres termes, la stérilisation, ici encore, n’est pas certaine ni constante.

11 est regrettable, d’ailleurs, qu’on n’ait pas examiné, au point de vue bactériologique, le précipité résultant du collage qui est l’effet le plus sûr de ces agents miné-

Une partie des expériences de Burlureaux a été répétée devant nous, par le docteur Surmont, agrégé à la Faculté de médecine, et avec le même succès, sur l’eau de la distribution municipale de Lille. Cela ne nous paraît pas une raison de ne pas apercevoir les faiblesses du procédé, telles que Burlureaux lui-même les reconnaît, et de ne pas dénoncer son peu d’aptitude à être mis entre les mains de tout le monde. Nous renouvelons de plus, à son propos, l’expression de notre .antipathie pour l’introduction d’alun dans l’eau de boisson, bien qu’en ajoutant 1 gramme d’anticalcaire à 1 litre d’eau, l’on n’y apporte que 6 à 7 centigrammes d’alun. Il est facile de se laisser

entraîner à modifier les doses. Déjà, Burlureaux ajoute à la poudre ordinaire (2® formule) 1 gramme de sulfate de fer, quand il s’agit de traiter l’eau de Seine.

c. — Le permanganate de potasse, que nous avons vu précédemment intervenir dans la stérilisation des filtres, a été proposé pour la stérilisation directe de l’eau ellemême. Son emploi à cet effet a fait l’objet d’un important mémoire de Mlle Schipiloff (1), de l’Université de Genève, dont les conclusions ont été reproduites par les journaux français.

A la dose de 5 ^ 10 centigrammes par litre, le permanganate de potasse détruit, en l’oxydant, toute la matière organique contenue dans l’eau et, de plus, tue tous les organismes qui y vivent. 11 est nécessaire d’obtenir une couleur rosée de l’eau, persistant pendant une demiheure, pour être bien sûr que toute la matière organique a été brûlée. 11 se forme alors un précipité brunâtre d’oxyde de manganèse, inolîensif; cet oxyde est même employé dans la thérapeutique de l’anémie, comme succédané du fer.

Mlle Schipiloff propose de stériliser par cet agent toute eau suspecte destinée aux usages alimentaires. Quand on s’est assuré que la couleur rose persiste, elle conseille d’ajouter à l’eau une petite quantité de sucre ou d’eaude-vie (les deux vaudraient mieux, peut-être), pour transformer en oxyde de manganèse le petit excès de permanganate.

Quant au précipité, quoique inoffensif, on peut l’enlever en mêlant à l’eau un peu de braise de boulanger pilée au mortier et en fdtrant ensuite sur un linge double. Le charbon retiendrait non seulement le précipité, mais encore les ptomaïnes qui pourraient se trouver en dissolution dans l’eau.

1. Schipiloff (Mlle C.). Nouveau procédé d’épuration de l’eau (Revue médicale de la Suisse romande, XII, p. 793, 1892).

Le permanganate de potasse coûte 1 franc le kilogramme ; le permanganate de soude, qui serait préférable au point de vue de la toxicité, 60 centimes. A 10 centigrammes par litre, on peut pour cette somme stériliser 10 mètres cubes d’eau.

L’auteur, qui paraît avoir fait l’emploi personnel d’unè eau ainsi traitée, ne dit pas si elle a contracté un goût désagréable. Ses expériences ont prouvé que pas un germe vivant ne résiste à ces doses, pourtant si faibles de caméléon.

Il n’y a pas lieu de discuter beaucoup un procédé qui n’est pas encore entré dans la pratique. Il conviendra, sans doute, d’en contrôler l’efficacité. Nous ne dissimulons pas que nous avons quelques préventions contre lui, rien que parce qu’il est un procédé chimique. Au fond, il ne réalise pas la simplicité même, et, à première vue, ce ne peut être qu’un expédient des situations urgentes.

Guinochet a reproduit ces recherches dans une thèse récente (1), au point de vue du nettoyage des filtres à bougie de porcelaine. Il a conclu aux prescriptions suivantes : « 1“ faire tous les jours un nettoyage superficiel par frottement ; 2» faire toutes les semaines (plus souvent seulement si l’eau est très impure) une stérilisation à froid au moyen d’une solution de permanganate à 1 pour 1000 ; 5“ faire trois, ou quatre fois par an un nettoyage à fond en faisant usage successivement d’une solution de permanganate à 5 pour 1000 et d’une solution de bisulfite de soude à 1 pour 20 ». L’auteur assure que dans ces conditions, l’eau filtrée sera sûrement privée de tout microbe, et les mêmes filtres pourront servir indéfiniment.

d. — Le professeur Dobroslavine, de Saint-Péterbourg

1. Gdinocbet. Épuration, filtration et stérilisation des eaux potables, Thèse de Paris, 1894.

(1886), a conseillé la purification de Feau par le perchlorure de fer et le carbonate de soude :

Perchlorure de fer.50 centigrammes

Carbonate de soude.70 —

pour un seau d’eau de 12 litres.

Salkowski et Kirchner ont parlé du chloroforme, qui, à 50 pour 100, tue les bacilles typhiques en une heure. Il est facile, quand on a traité Feau par cet agent, de s’en débarrasser par le chauffage du liquide (1).

Bornons-nous à cette simple mention.

Plus intéressantes et plus pratiques sont les tentatives faites en vue d’appliquer à la stérilisation de Feau, au point de vue des germes pathogènes, la propriété qu’ont les acides, y compris les acides organiques, de détruire ceux des bacilles infectieux qui passent pour être les plus aptes à la véhiculation hydrique.

Se fondant sur les expériences de Koch et de Kitasato, qui ont démontré l’extrême sensibilité du bacille du choléra envers les acides, de Ghristmas (2) a institué une série d’essais desquels il résulte qu’une solution d'acide citrique à 8 pour 10 000 tue toujours les bacilles cholériques. L’auteur conseille, en temps de choléra, de préparer toutes les vingt-quatre heures Feau nécessaire pour les soins du ménage. Dans un seau en porcelaine contenant 10 àl2 litres d’eau, on mélange 10 grammes d’acide citrique et on laisse dissoudre en bien remuant Feau.

Malheureusement, le bacille typhique est plus résistant, et il n’est pas certain que ce microbe cède à une solution d’acide citrique à 1 pour 1000.

1. Kirchner (M.). Untersuchungen über die Einwirkung des Chloroformsauf die Bactérien (Zeitschr. f. Hyg.. VIII, p. 465,1890).

2. De Tacide citrique comme moyen de stérilisation de Teau pendant les épidémies de choléra (la Médecine moderne, 1892, p. 577, et Mercredi médical, 12 octobre 1892).

Les recherches de Stutzer et Burri (de Bonn) ont mis en évidence l’extraordinaire pouvoir microbicide de Vacide sulfurique sur les vibrions du choléra. Une solution de cet acide à 0,03 pour 100 les tue en une heure. L’acide pliosphorique est moins actif; il en faut de 0,05 à 0,08 pour 100 pour produire le même effet que le précédent (1). Stutzer (2) a profité de ces résultats pour proposer la désinfection des conduites d’eau à l’aide de l’acide sulfurique à 2 pour 1000.11 faut élever la dose en raison de la richesse de l’eau en sels calcaires.

Mais il faut encore se procurer ces acides, exécuter des préparations particulières, avoir des récipients spéciaux. Il est, vis-à-vis du choléra, une stérilisation plus simple et qui sera probablement plus agréable à tout le monde ; c’est celle qui consiste à additionner l’eau d’un tiers de son volume de vin, selon le procédé dont le docteur Aloïs Pick (3) a démontré l’efficacité. C’est, d’ailleurs, par ses acides organiques que le vin possède cette propriété salutaire de tuer en cinq minutes, à cette dose, le vibrion du choléra.

Une solution de tartrate de potasse à 0,56 pour 100 à 20 degrés atteint au même effet en 10 minutes. Le vinaigre à 5 vol. pour 100, le jus de citron à 3 vol. pour 100, en font autant. Le thé et le café n’ont à peu près aucun pouvoir dans ce sens. L’auteur recommande vivement, en temps de choléra, la limonade de la pharmacopée autrichienne, à 4 pour 1000 d’acide. Si le choléra

1. Stutzer (A.) et Burri (R.), üntersuchungen über die Caktérien der Choiera Asiatica {Zeitschr. f. Hyg. und Infectionskrank., XIV, p. 9,1893).

2. Versuche über die Einwirkung sehr stark verdünnter Schwefelsaure auf Wasserleitungsrôhren zur Vernichtung von Cholerabakterien {Ibid., p. 116).

3. üeber die Einwirkung von Wein und Bier, sowie von einigen organischen Sâuren auf die Choiera- und Typhus-Bakterien [Archiv /•. lïÿÿîene, XIV, p. 51,1893).

est toujours apporté par véhicule liquide, on s’explique

mal que les ivrognes soient si sévèrement frappés.

La bière pure jouit du même pouvoir que le vin au tiers avec l’eau.

Le bacille typhique, cette fois encore, résiste là où le vibrion du choléra succombe.

e. — Watt a proposé récemment d’ajouter à l'eau du perchlorure de fer, puis de l’eau de chaux ou une solution de carbonate de soude. Il se produit ainsi de l’oxyde de fer qui, en se précipitant, non seulement englobe les matières en suspension, mais encore jouit, comme on le sait, de la propriété de brûler les matières organiques et par conséquent les microbes. Il faut agiter vivement le mélange pour obtenir un dépôt plus facile à filtrer. On laisse déposer et on filtre.

L’auteur se serait assuré que ce procédé débarrassait l’eau des microbes qu’elle renferme. Après avoir fait le mélange, il filtrait l’eau sur du simple papier à filtre, préalablement stérilisé. L’eau ainsi traitée, introduite dans les milieux nutritifs, n’aurait donné naissance à aucune culture*.

3“ Stérilisation de l’eau par la chaleur. — Comme pour le lait, on distingue la stérilisation à 100 degrés et la stérilisation au-dessus de 100 degrés.

Stérilisation à 100 degrés. — « Tous les germes pathogènes connus, y compris leurs spores, sont détruits en dix à quinze minutes par l’eau bouillante. » Ce principe est la base de toutes les recommandations et de toutes les in>tructions qui ont paru depuis une quinzaine d’années à l’effet de rendre saines par la chaleur les eaux suspectes, en cas d’épidémie de fièvre typhoïde, de choléra, de dysenterie.

Page 1