‹ La Stérilisation alimentaireChapitre 6 sur 38 · Deutsche medic. Wochenschrift, 1892, 13 octobre · texte numérisé non relu

Deutsche medic. Wochenschrift, 1892, 13 octobre

3. Wbatscii, 1892, n“ 45, et Centralblatt für Bactériologie, XII, n- 25.

4. Deutsche Vierteljahrsschrift für ôff. Gesuudheitspflege, XXV, Supplément, p. 241, 1893.

5. Zeitschrift für Hygiene und Difectkrank., XIV, p. 165, 1895.

maison, atteint au même déplorable effet sur toutes les matières alimentaires. Gaffky (1) a montré que la souillure stercorale des trayons d’une vache tuberculeuse peut mettre des bacilles dans le lait sans qu’il y ait de tuberculose mammaire chez l’animal. Or, les vaches se couchent sur leur litière, et il est difficile que leurs trayons . ne frôlent pas la fiente et n’en retiennent quelque chose, si cette litière en est imprégnée et qu’on n’en débarrasse le pis de la vache avant la traite. On peut supposer que d’autres microbes de provenance intestinale prennent le même chemin pour arriver au lait. L’auteur a observé des cas de diarrhée chez l’homme qu’il pense pouvoir attribuer à la souillure stercorale du lait d’une vache atteinte d’entérite.

Entre les sources d’infection et la boisson la plus commune, l’eau, la communication est établie par la négligence des humains à l’égard de leurs excrétions. Tantôt, les matières fécales sont projetées directement, et les linges sales lavés dans la même collection aqueuse où des familles entières s’abreuvent ; les tanks de Calcutta n’ont pas le monopole de cette souillure. Tantôt, les excrétions sont abandonnées au hasard sur le sol ou accumulées dans des fosses non étanches. Les pluies entraînent les immondices de la surface vers l’orifice des puits mal protégés: les fissures des fosses y conduisent celles de la profondeur. Il convient d’être réservé à l’égard de la contamination de la nappe souterraine par infiltration-, cette nappe est d’ordinaire pure de germes (Heraens, C. Frankel).

La vidange par l'égout, qui, cependant, supprime la dispersion des immondices, aboutit aussi à la souillure de l’eau, si les villes ont l’imprudence de déverser, soit des canaux de quartier, soit le collecteur, dans un cours

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