Deutsche medic. Wochenschrift, 1892, n
H’eau servant plus ou moins à l’approvisionnement des
L?iîaS e. ,«e 1. P-ise d'eau s... établi, en aval du
"'Sie eaa d'uue parti, de Paris et de a. b^ue aià-vis de l’eau de Seine; cela commence a etre celui de Berlin par rapport à la Sprée, qui alimente les bassins de San (1). HaUourg a sa prise d’eau à l’Elbe en amon du déversoir du collecteur ; mais la maree fait refluer tribut des égouts jusqu’au-dessus du point de
Toutes les eaux superficielles peuvent etre in ec eesp l’air par d’autres eaux également de surface, par la p jection d’immondices, le lavage du linge, les excr^on des bateliers. C’est auprès d’un bateau du ^
patron était malade, qu’eut lieu la troisième constatation
de la présence du bacille komma dans leau, due a
L’iS^üiiT l’eau par les microbes pathogènes expulsés avec les matières fécales est aujourdhui ™ jogme qui n’est plus contesté par personne. Quoique ayant tente mrfois d’L réduire la portée et critiqué des observations qui semblaient en faire abus, nous ^
Lindre doute à l’égard de la formule absolue L eau es certainement parfois infectée de germes typhogenes ou
■ '^ÏeTmiSobes des infections qui n’intéressent pas localement et d’une manière spéciale l’intestin n ont pas beaucoup près, autant d’occasions de se trouvei^ dans l’eau et Lofait, préoccupent bien moins les hygiénistes q^les FécédeSs, au point de vue de la véhiculation
^'^tTel'irrigation, à l'eau d'égout, qui sont d’^iHenrs le meilleur mode de. se débarrasser des immondices urbaines, sont peut-être capables de mettre des microbes patho-
1. Koch (Rob.). WasserCltratioii und Choiera [Zeitschr. fur Hygiene und Infectionskrankheiten, XIV, p. 421, 189o-
gènes d’origine intestinale dans les légumes que l’on cultive avec cet engrais. Il n’est pas nécessaire pour cela que ces microbes pénètrent dans l’épaisseur des tissus ■végétaux, ce qui, d’après Grancher, ne se réalise pas. Il suffit qu’une irrigation mal conduite ait répandu de l’eau infectée sur des parties de plantes que l’on mange crues, telles que les salades. Toutefois, il faut aussi que les microbes virulents, confiés aux égouts avec les matières fécales, aient survécu à leur pérégrination le long des canaux en compagnie de saprophytes nombreux et vivaces. ■En général, cette concurrence est extrêmement redoutable aux bacilles cholériques et typhiques.
A l’occasion de l’épidémie de choléra de l’asile d’aliénés de Nietleben, près de Halle-sur-Saale (Saxe) en 1893, R. Koch (1) assure que les bacilles cholériques ont été reconnus sur les champs d’irrigation de l’établissement et ■dans l’eau sortie de leurs drains. Mais, il s’empresse d’expliquer que les irrigations avaient été faites sans bassin de retenue, en hiver, sur la terre profondément gelée. L’eau n’avait pas pénétré dans le sol et n'avait guère subi la filtration.
Autre chose est l’eau qui sort des drains filtrée par le sol. Les expériences de Grancher et, mieux encore, ce que l’on sait de longue date du pouvoir épurateur de la terre rendent absolument invraisemblable, à moins d’accidents faciles à reconnaître, l’infection de cette eau par des bacilles de provenance intestinale. Virchow et Guttmann, dans une discussion à la Société de médecine de Berlin, ont soutenu de nouveau, contre Schaefer, de Pankow, l’innocuité des champs d’irrigation à cet égard (2).
1. Die Choiera in Deutschland wëhrend des 'Winters 1892 bis 1893 .[Zeitschr. fur Hygiene und Infectionskrank, XV, p. 89, 1893).