‹ La table au pays de Brillat-SavarinChapitre 2 sur 31 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

« Aux choses folles qui ne rit pas baille; qui ne se livre pas résiste ; qui raisonne se méprend, et qui veut rester grave en est maître. »

ToprFEit.

J’adresse ce livre aux gourmands du Bugey, Les profanes ne s’élèvent pas jusqu’à la gastronomie, et, pour la plupart des hommes, un rôti de gibier n’est que de la viande cuite, comme une belle pelouse n’est, pour un mouton, qu’un immense plat d’herbe.

Les pédants tiennent en mépris la bonne chère, ils diront que mon livre n’a pas l’utilité du Traité du Sublime de Longin, et que ma cuisine ne vaut pas celle du Banquet de Platon ; mais je me garderai de rompre des broches avec eux, craignant d’ètre empalé par un de ces maladroits.

Je veux seulement rappeler ici une anecdote rapportée par le duc de Saint-Simon dans ses M émoires :

« Le chevalier Temple, qui a également figuré

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