Rapport sur l’année
EC ne
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Celle-ci, débordée par la quantité d’affaires de son ressort, appelée, par-ci, sollicitée par-là, conduit mal ses enquêtes parce qu’elle en dirige trop. « L’insuffisance notoire de la police municipale, l'organisation sommaire de la police rurale, la multiplicité des occupations de la gendarmerie et bien d’autres faits encore sont autant de causes qui contribuent à rendre la surveillance trop souvent illusoire et à laisser les recherches sans effet (1) ». Si, d'aventure, les opérations policières aboutissent à l’arrestation des auteurs présumés de l'incendie, la difficulté n’est qu’à demi vaincue. Il reste en effet à établir la culpabilité de l'accusé. Or, en notre matière, rien n’est plus ardu que la question de preuve. La caractéristique de l’incendie est précisément son extrême facilité d’exécution : il n’exige ni longs préparatifs ni mise en œuvre compliquée. Ourdi en silence, accompli dans l’ombre, il ne laisse la plupart du temps ni trace ni indice qui permettent d’échafauder de sérieuses hypothèses. On erre dans la nuit vers l’inconnu...
Tout ceci explique le nombre sans cesse grossissant des attentats commis par le feu restés impunis. Les chiffres d’ailleurs ont leur éloquence : en 1849, 846 crimes d'incendie demeurent sans sanction, en 1899 1404 échappent à toute répression.
C’est donc un fait certain : loin de décliner, la cri-