‹ Le Crime d'IncendieChapitre 65 sur 71 · Digeste, Livre XLVIII, titre XIX, De pœnis, XVIII · texte numérisé non relu

Digeste, Livre XLVIII, titre XIX, De pœnis, XVIII

une volonté irrévocable. Avec lui naît le trouble social qui justifie la répression, La tentive apparaît ainsi comme le commencement d'exécution d’un délit avec la volonté bien arrêtée de le commettre. Dès lors une grosse difficulté surgit : quand y aura-t-il commencement d'exécution. Le problème se ramène à la distinction de l’acte préparatoire et du commencement d'exécution et sa solution dépend du point de vue auquel on se place : objectif ou subjectif. Dans la doctrine objective le commencement d’exécution est caractérisé lorsque le délit lui-même est consommé dans ses éléments constitutifs. « L’acte préparatoire est en dehors de l'infraction, il n’en fait pas partie ; l’acte d'exécution est le commencement de linfraction ; il en fait partie intégrante (1). » Ainsi l’acte d'exécution manifesterait par lui-même le crime que le délinquant se propose de commettre ; il échapperait à l’'équivoque qui s'attache à l’acte préparatoire. Ce caractère de certitude accordé à l’acte d'exécution est exagéré car même en présence d’un fait clair une recherche de l'intention s’impose. Voici, par exemple, une personne qui est surprise alors qu’elle en frappe une autre. Elle la tue. Pour qu'il y ait meurtre il est nécessaire que le coupable ait eu l’intention de donner la mort : or peut-être n’avait-il pas

cette intention ? D’ailleurs la formule de l’école ob-

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