I. Les coutumes germaniques
Les coutumes germaniques en général et les coutumes alémaniques en parüculier connaissaient sans aucun doute le divorce par consentement mutuel: mais, à côté de lui, existait aussi Je divorce par la dont d'un seul, sous la forme de répudiation de la femme par son mari. Mais on ne larda pas à reconnaître à la femme le droit de quitter le domicile conjugal, malgré la volonté contraire de son mari.
Le droit de répudiation du, mari n'était d’ailleurs bé absolu : les liens de la femme avec son ancienne famille
restaient, malgré le mariage, assez puissants pour la protéger contre une répudiation arbitraire ; et, si un mari voulait répudier sa femme, il devait invoquer de sérieux motifs : si la répudiation n'apparaissait pas aux yeux des parents de la femme comme suffisamment | justifiée, ceux-ci étaient en droit de réclamer au mari le paiement d’une amende et d'exiger aussi de lui le serment qu'il n'avait aucune faute à lui reprocher. Les justes causes de répudiation étaient chez les Alamands le « vitium », c'est-à-dire l’infidélité de la femme, et chez les Burgondes, à côté de l’adultère, les attentats à la vie du mari, tels par exemple que la préparation d’un poison.