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Du nantissement des objets perdus ou volés

947. Les monts-de-piété ont été établis dans nos provinces par Venceslas Coeberger, en vertu de lettres-patentes, en date du 18 janvier 1618, émanées d’Albert et d’Isabelle.

Ils étaient exploités par Coeberger et ses associés, bailleurs de fonds, sous le contrôle du gouvernement.

Obligés de parfaire leur fonds d’entretien au moyen d’emprunts onéreux, ils ne pouvaient subsister qu’en faisant payer eux-mêmes des intérêts exorbitants par les pauvres auxquels ils venaient en aide.

Outre les monts-de-piété créés par Coeberger sous les auspices du gouvernement, il existait, dans plusieurs localités, des monts-de-piété fondés par des personnes charitables en vue de faire des prêts gratuits aux pauvres.

Ces fondations étaient surveillées par les autorités locales ou par des dignitaires ecclésiastiques ou laïques que les fondateurs avaient désignés.

Après la réunion de nos provinces à la France, tous les montsde-piété furent placés sous la direction des municipalités par un arrêté des représentants du peuple français en date du 24 prairial an m.

Un autre arrêté, en date du 24 floréal an ni, avait déclaré que les assignats étaient la seule monnaie avouée par la république française et que dorénavant les espèces métalliques n’étaient

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