LIVRE I. DES PERSONNES
existe fies preuves positives défaits particuliers qui ne permettent pns de donter qu'on ne peut abandonner les affaires de ral»S('nt au cours des événements, sans causer un préjudice notable, soit à lui-même, soit à des tiers.
La loi ne pouvait prévoir ni spécifier ces circonstances; elles sont trop nomîtreuses et trop variées : elle pouvait encore moins les apprécier. Le législateur ne pouvait, sur ce point important, que s'en rapporter à la sagesse des tribunaux. C'est à eux qu'il appartient de juger quand il y a alisence présumée et nécessite de pourvoir, en tout ou en partie, à l'administration des biens de l'absent: mais leurs jugements sont sujets à l'appel suivant les règles ordinaires,
389. Il est impossible d'indiquer tous les cas où il y a nécessité «i'agir, soit pour l'intérêt de l'absent présumé, soit pour l'intérêt des tiers : on peut seulement en citer des exemples.
Si les terres restent abandonnées sans culture, la bonne police exige qu'il y soit pourvu pour le bien de la société, qui a intérêt d'assurer ses propres subsistances (1). L'intérêt du public se trouve, dans ce cas, uni à l'intérêt de l'absent.
Si sa maison , ses meubles et ses provisions dépérissaient (2), il y aurait nécessité d'y pourvoir.
S'il était nécessaire de prévenir l'insolvabilité d'un débiteur, d'empêcher une prescription de s'accomplir, il y aurait encore nécessité d'agir. Il est enfin une foule de cas où l'intérêt de l'absent présumé exige qu'il soit fait des actes conservatoires ou des poursuites, qu'il soit pris des précautions pour conserver ses biens.
Dans le cas d'un dépôt, dont il y a preuve par écrit, le déposant ayant droit de se faire rendre les effets déposés avant le retour incertain de l'absent, il y a nécessité de faire ouvrir la maison pour les y chercher (3).
Lorsfpie l'absent a des intérêts communs avec un tiers, par exemple dans le cas d'une société dont l'acte refuse à l'un des associés, d'agir seul pour la société, il y a nécessité tpie l'associé présent ait recours à la justice pour s'y faire autoriser.
Enfin, dans le cas d'une succession ouverte avant son absence, il y a nécessité pour l'intérêt de ses cohéritiers, et pour le sien, d(! faire représenter l'absent comme nous le dirons bientôt (4).