La liberté des cultes rendit nécessaire la sépara
tion du contrat civil et du sacrement pour tous les citoyens. C'est uniquement comme contrat civil que le mariage sera considéré dans cet ouvrage.
488. La matière du mariage, autrefois si cotnpiicpiee, est devenue simple et facile depuis que la loi ne le considère {)lus que sous ses rapports civils.
Le mariage doit son institution à la nature, sa perfection à la loi, sa sainteté à la religion qui l'a élevé à la dignité de sacrement.
Comme union instituée par la nature, il con-
(4) Sic Proudhon, p. IGS; t'avard, v» Mariage, n» 3. Contra Duranlon. n" 527; Delvincourt, t. 1, p. 271. (5j Duranton, n" 528.