I. Les nouvelles divisions territoriales de la France
Les assemblées provinciales instituées en exécution de l'Edit de 1787 n'eurent pour la plupart qu'une seule session dans laquelle elles réclamèrent unanimement la convocation des Etats Généraux. Ceux-ci, transformés en Assemblée constituante, supprimèrent en même temps les anciens Etats provinciaux et les nouvelles assemblées. Promenant sur toute la France le niveau égalitaire, la Constituante substitua en effet, à la diversité des anciennes provinces, dont elle voulait effacer à jamais le souvenir, une division nouvelle. Elle répartit le territoire en quatre-vingt-trois départements d'une étendue à peu prés égale et sans aucune corrélation avec les divisions antérieures. Chaque déparlement fut, suivant le même procédé, subdivisé en districts, et chaque district en cantons. Départements et districts reçurent une organisation uniforme.
Cette division territoriale fut, comme nous le verrons, modifiée dans la suite, parla loi du 28 pluviôse an III qui substitua les arrondissements aux districts. Mais c'est elle qui est devenue la base de toutes nos circonscriptions administratives, financières et judiciaires.