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rieuses etc.) et de 500 grammes de carbone (qui peut se trouver dans les farineux, le pain, le sucre, etc.) Quelques aliments dits complets pourraient à eux seuls suffire à lalimentation de l'individu; tels sont les œufs et le lait. En effet vous savez bien que le poussin sort de Fœuf bien constitué et bien vivant après s'être seulement nourri du contenu de l'œuf; de même aussi le petit enfant vit-il et grandit-il en se nourrissant de lait et de lait seulement. Est-ce à dire que les adultes pourraient se sustenter suffisamment en ne mangeant que des œufs? en ne buvant que du lait? Non certainement, en tout cas ce ne pourrait qu'être une alimentation provisoire ou pour mieux dire passagère ; mais un œuf mangé avec un morceau de pain voilà une excellente nourriture et pour l'adulte et pour Fenfant.
Voyons maintenant quelles sont les causes qui modifient la ration alimentaire :
. „ ,.^. Il ne suffit pas de manger, il faut
J*' Modifica- ,. , \ . ., Vr
, , encore digérer et assimiler. Manger des
Lions C16 Ici
substances qui traversent simplement le
tube digestif, cela revient à mettre dans alimentaire , .. ,, , . t j i
, , le lover d une machine, au lieu de chardues à la ^
bon, des cailloux; bien plus, cela fatigue
et irrite l'appareil de la digestion. On
divise les aliments en aliments légers
(c'est-à-dire faciles à digérer) et en aliments lourds.
La distinction est difficile à établir, car bien souvent
telle substance difficile à digérer en général est au
contraire très bien acceptée par un estomac et vice
versa; il est bon cependant de connaître l'opinion
actuellement acceptée. Dans son dernier ouvrage, VAme
et le corps de Venfant, M. le Dr de Fleury indique
comme aliments à recommander : le pain grillé, la
croûte de pain, les œufs, le jambon, les poissons légers
(soles et merlans) grillés ou bouillis, le veau, le poulet,
LE FOYER DOMERTIOUE.
le nioiiton et le bœuf, les haricots verts, les artichauts, les pommes de terre, les lentilles, les petitspois et les pois secs, les légumes verts, les compotes peu sucrées, les fromages de Gruyère et de Chester, les gâteaux secs. Comme aliments indigestes; la mie de pain, les conserves alimentaires, les viandes noires (gibier, canards, oies), les mets épicés, les poissons lourds, les crustacés (homards, écrevisses, crevettes, etc.), les huîtres, les coquillages, radis, melons, salade crue, le vinaigre, l'oseille, la tomate, les aliments gras : fritures, charcuterie, etc., les asperges, choux-fleurs, choux de Bruxelles, oignons, sucreries, pâtisseries, fromages gras, etc.
Laissez-moi ajouter une remarque en passant, c'est qu'une bonne mère de famille devra de préférence acheter le pain la veille pour le lendemain, le pain rassis s'émiette plus facilement, il est par conséquent plus complètement iminbé des sucs digestifs que ne Test le pain fi-ais qui trop souvent fait éponge dans Testomac et par conséquent se digère mal.
11 faut encore coiisidéi-er la b'inpérature de ces aliments, leur consistance, la variété apportée dans les menus, la régularité dans les repas, etc.
On a l'emarcnié (rue les aliments chauds La tempera- ^ i / i ^ i ,•
,. se différent plus lacilements que les aliture des ah- / <> • i - r*- u- .1
ments ti-oids, a condition bien entendu ments peut , 1 i- * u 1
de ne rien exagérer; les aliment chauds activer la
ne devraient être absorbés que dépassant digestion. 1 .^ , , . , .
environ de 10° la chaleur de notre corps.
Plus chauds ils provoquent la fêlure de l'émail de nos
dents et par cela même occasionnent la carie dentaire*.
Or pour bien digérer il n'est rien de plus nécessaire
1. Ne buvez pas froid après avoir mangé cliaud, cela délermiiie aussi de nombreuses fêlures de l'émail.
qu'imc boiiiio dontition, à condition bien entendu de faire usage d(^ ses dents; voyez, bien des personnes, tout en ayant une maclioire en parfait état, n'en usent j)as et avalent les aliments sans les mastiquer; elles laissent ainsi à l'estomac un travail supplémentaire pour lequel il est mal outillé et le plus souvent après la voir beaucoup fatigué les aliments passent dans l'intestin et de là dans les selles sans avoir produit un résultat salutaii*e, au contraire ! — Pour 'que les sucs digestifs puissent avoir une action véritable sur les aliments, il faut que ceux-ci soient triturés (ce que je vous disais à propos du pain rassis), il faut donc les mastiquer. Et ce n'est pas seulement une l'aison d'hygiène mais encore une raison d'économie véritable qui doit nous y déterminer: puisque en ne mastiquant pas nous ne tirons pas de nos aliments tout le bénéfice qu'ils devraient nous donner.
Un seul aliment ne saurait suflire à notre alimentation, car aucun ne renferme à la fois toutes les substances qui nous sont nécessaires et dans les i)roportions voulues; de plus, même l'aliment le plus succulent, le i)lus goûté de nos palais, servi à tous les repas finit i)ar nous paraître fade et insipide. La ménagère doit donc varier Falimentation le plus possible : que de fois un i)lat nouveau ne fait-il venir « l'eau à la l)ouclie »? comme on dit couramment. C'est là une excellente indication d'un appétit qui se dispose à préparer une bonne digestion ^
Une nourriture prise à heures ré^ru-
Les repas , .^ . i i- i .
, . ^ lieres se digère mieux et plus lacilement.
doivent être ^. .,, . , , , , .,
, , \ oila pourquoi la ménagère doit se laire servis a des \ .^ 4 • t
, , une loi de l exactitude. A midi, par exem-
heures regu- , , , , ^ . .,,.,,
pie, le père, les entants sont obliges de
repartir bien vite, lui pour le travail, eux
pour l'école ; si le repas est en retard ils mastiquent à