DIX-SEPTIÈME LEÇON
COMMENT NOUS DEVONS SOIGNER NOS MALADES (Slite) EN ATTENDANT LE MÉDECIN
SOMMAIRE. — Les brûlures. — La syncope. — La congestion. — Hémorragies, — Asphyxie. — De la respiration artificielle. — Ce qu'on entend par mains propres.
, ^, Ce n est pas seulement lorscfu une per-
Les brûlures. , \ . .„ . ,./, ^ ,
sonne de la famille est alitée que la
ménagère doit prouver son savoir-faire, c'est aussi
lorsque surviennent de petits accidents, en attendant
l'aria vée du médecin.
En voici un exemple. Il y a trois mois environ, je sortais de ma maison lorsque je vis venir vers moi une femme à cheveux gris ébouriffés, l'air affolé, qui criait à une voisine : « Venez, ma petite-fîlle vient de tomber sur la cloche à repasser, elle s'est brûlé tout le bras ; ma fille en voyant cela s'est évanouie, je ne sais que faire. » La brave femme à laquelle elle s'adressait semblait aussi embarrassée qu'elle. Quoique ne la connaissant pas, je lui dis que j'allais rapidement prendre chez moi le nécessaire et l'accompagner chez elle. Je courus à la petite armoire qui me sert de pharmacie et voulus y prendre du Uniment oléo-calcaire si excellent pour les brûlui'f^s^ Hélas! le flacon
1. Le Uniment oiéo-calcaire se compose (riiuile battue avec de In chaux.
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était vide ; j'avisai alors un pot de vaseline boriquée, je l'emportai ainsi qu'une bande de coton hydrophile. Je descendis avec la pauvre grand'mère dans la cave qu'elle habite et où le spectacle le plus lamentable nous attendait : la mère gisait évanouie sur une chaise ; l'enfant, la main et le bras brûlés, criait à fendre Fâme. Je fis coucher la mère sur le sol, seul procédé efficace pour faire revenir à elles les personnes qui ont
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