JULES GOUFFÉ (1807-1877). XI
Goutfé, veux-tu nous réunir, Tu prépareras tes merveilles !
Et nous aurons pour les bénir Le plus pur sang des treilles, Exeuupts d'absinthe et de tabac, Nous l'offrirons, en conscience, Jn palais fin, un estomac Dignes de ta science!
AUTRE RSFEAIN
Et ton art, nous l'apprécierons; Gouffé, plus de tristesse !
Nous goûterons, Dégusterons, Savourerons, Avec délicatesse !
S'il n'est plus possible, Gouffé, de déguster et de savourer les délicieuses merveilles, il nous reste Les ouvrages, dans lesquels les praticiens peuvent s'inspirer des préceptes de ton art illustré par des hommes tels que toi et Carême, dont tu fus le digne élève.
Paris, le 27 février,
Notre maître, Jules-Martin Goulfé, est né à Paris en 1807, fils de Pierre-Louis Gouffé et de Madeleine-Jeanne Gulbert son épouse, établis pâlissiers, rue Saint-Merri, el est mort à Neuilly le 28 février 1877, à l’âge de soixante-dix ans, avenue de Neuilly, 90. Il repose au cimelière de cette ville (1). Ce fut un ouvrier hors ligne; à seize ans, il avait déjà quelques pièces montées à son avoir. Aussi Carême, l'ayant remarqué, aida à en faire ce que l'on peut appeler un modéle d'ouvrier et une célébrité qui a sa page d’or.
J'ai voulu donner un souvenir à ce grand praticien e:! donnant sa biographie et en cherchant mnoi-même le lieu de sa
mort, P. Lacan.
Nota. — Nous devons à la gracieusr ohligeance de la Maison Hachette, éditeurs des œuvres de Jules Gourré, de publier son ma-
gnifique portrait.
(1) J. Gouffé appartient à l'histoire at à l'art culinaire.