‹ Le mémorial des glacesChapitre 106 sur 157 · ERNEST GUERBOIS. 5R · texte numérisé non relu

ERNEST GUERBOIS. 5R

Ernest Guerbois, le quatrième président de la Société La Saint-Michel, est mort cette année, le 25 juillet. M. Privé m'a fait don de sa photographie, que je m'empresse de donner dans mon journal. Car il était sympathique à tous.

La Société, fondée en août 1868, a eu cinq présidents : Premier, M. Julien Auguste; deuxième, M. Sonnet, qui vit encore et qui a ce bel âge que chacun de nous cherche à atteindre, 88 ans; puis, ce fut M. Narcisse Julien, frère de M. Auguste, qui a laissé de si grands souvenirs parmi nous tous ; le quatrième, M. Guerbois, qui nous a quitté encore jeune et qui est arrivé à s'établir avec les ressources de son travail, et à ramasser un bien-être convenable. L'excès de travail qu'il eut chez ses patrons contribua beaucoup à sa mort; car il y a longtemps qu'il se plaignait de douleurs internes. Quant au cinquième, M. Marchand (1), qui vient d'être nommé, nous connaissons tous sa franchise et son caractère respirant l'honnêteté ; il fait preuve d’un grand courage; vivant tranquille de ses rentes, en s'occupant du bonheur de ses jeunes professionnels, car c’est en quelque sorte presque aussi pénible qu'honorifique d’être président d’une société ; mais il sera secondé, comme le furent ses deux prédécesseurs et par le même Vice-Président, M. Privé. La santé de M. Privé en souffrirait beaucoup s’il ne se remuait pas, c’est pour cela qu’il a voulu garder ce poste de combat et nous donner M. Marchand, que toute la Saint-Michel a accueilli avec plaisir. Il y a trente-cinq ans que je connais ces deux travailleurs, et espérons que nous les conserverons encore bien des années.

P, Lacan.

(1) M: Marchand a été nommé Président Je 29 novembre 1899, Salle des Fêtes, mairie de Saint-Germain-l'Auxerrois, avec M. Petit, Vice-Président, qui remplace M. Létain. M. Delaunay a oblenu toutes les voix et continue son poste, uidé de son téléphone. La « Saint-Michel » a 129 000 francs en caisse.

Le Guerbois.

Après avoir épluché et neltoyé des raisins de Smyrne, en broyer très fin 450 grammes avec un moule à baba de vieux rhum et eau d’orangers, vanille. Passer ce broyage avec pression au tamis fin et mettre en terrine avec 400 grammes de sucre. Vous travaillez cette dose avee 3 jaunes pour la rendre légère, el en y mélangean 50 grammes de fécule et 50 grammes de beurre fin fondu, y briser dedans 3 blancs fermes. Garnir des moules carrés et féculés, four doux. Une fois refroïdis, abricotez partout et masquez le gâteau de pistaches hachées et de raisins Corinthe macérés au rhum.

Dédié à notre regretté président E. Guerbois.

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