PUNCTUM
Pes subbipunctis et clivis formant pressus.
Pes, pressus et punctum.
S-tfr
Fig. 263
Pes et cLiyis formant pressus.
Il importe peu que \apostropha-pressus soit jointe graphiquement à la note qui précède ; on trouve indifféremment :
/L f ou /u-
Fig. 264
Il résulte :
381. — 2° Que le pressus-7najor f est employé, au contraire, toutes les fois que la note qui précède le pressus n'est pas à l'unisson avec la note immédiatement précédente.
Exemples :
A. — Le pressiis-major est plus /* f'
haut d'une tierce que le do de la * lC - «w-Sn.-
clivis précédente. ' '
B. — Le pressus-niajor est phis bas
<jr
que le si du podatus. '♦♦''pi
Fig. 26s
C'est par centaines qu'on peut citer des exemples de ces emplois précis de ces deux pressus.
382. — Remarque. — On écrit cependant le pressus-major, même à l'unisson de la note précédente, lorsque ce pressus-niajor correspond à une nouvelle syllabe du texte.
Exemple :
AU. lie Mode.
' a ■ ■^'Pi
J. Video...
et Je-sum stan- tem
/^J . fou /A
Intr. Os Juiti
inedi-tâ- bi-tur
PREUVES DE LA FUSION DES DEUX NOTES DANS LE PRESSUS. LE PRESSUS PAR APPOSITION.
383. — \a?i fusion de deux notes dans un seul son est le propre du pressus.
Il faut prouver cette assertion.
Les auteurs ne nous disent rien sur cette question : les manuscrits sont plus diserts : ils nous instruisent en deux manières : I ° Par les équivalences de notation ; 2° Par un sigle rovianien que nous étudierons.
§ I. — Fusion prouvée par les équivalences.
384. — Première équivalence. — Clivis avec trait et pressus-major. Commençons par l'équivalence la plus simple et peut-être la plus
fréquente :
Fig. 26J
Les équivalences i et 2 s'expliquent l'une par l'autre, La clivis i, avec épisème A n'a que deux sons la -fa — mais le premier est long.
Dès lors le pressus 2, pour être une véritable équivalence de cette clivis, ne peut avoir que deux sons ; les deux notes virga et pressus se fusionnent dans un seul son composé de deux temps :
en musique :
Fis. 26S
385. — L'adhérence graphique de Vapostropha-pressus à la virga, dans la notation sangallienne, confirme cette fusion, mais cette adhérence n'est pas nécessaire.
Lorsque cette apostropha est séparée de la virga, comme dans l'exemple 3, la confirmation tirée de l'union graphique fait défaut; néanmoins la fusion des deux sons à l'unisson doit se faire ; ce n'est qu'à cette condition que l'équivalence parfaite peut exister.
386. — Quant à la clivis /T, l'incertitude qui pourrait exister sur la valeur temporelle de son épisème — simple nuance d'allongement ou doublement — cesse immédiatement par la confrontation avec son équivalence f\ Ici Xépiscme double la virga : à cette condition seulement persiste l'équivalence.
387. — Deuxième équivalence. — Virga et clivis formant pressus par apposition.
Fig. 26c
L'équivalence ne peut exister que si les deux virgas sont fusionnées dans l'exécution. Preuve nouvelle que la distinction graphique ne suffit pas pour conclure à la répercussion vocale de deux notes, et que la simple apposition de deux notes suffit pour le pressus.
388. — Troisième équivalence. — Clivis et clivis : Pressus à la deuxième note d'un climacus.
Emploi de l'apostropha-pressus Pressus par apposition
%»i ^^=îir
Fig. 270
a) Climacus avec apostropha-pressus sur la deuxième ?iote. — Lapostropha détachée jetterait quelque doute sur l'exécution, si déjà l'on ne savait que cette séparation graphique n'entraîne pas nécessairement la répercussion.
b) Clivis, pressus-ininor et punctum. — Cette équivalence fixe l'exécution de ce groupe, c'est la fusion.
c) Clivis et clivis formant pressus. — Les deux clivis sont tracées d'un seul trait de plume.
d) Clivis et clivis formant pressus. — Toujours même fait, la séparation des clivis dans la notation n'empêche pas leur fusion quand, par ailleurs, les équivalences l'autorisent.
jgç. — Quatrième équivalence. — Pressus à la troisième note d'un climacus. Apposition d'un punctum et dune virga — Climacus et porrectus.
Premier exemple.
I^. G. Gloriosus et I^. G. Inveni.
confré-
rS. G. 339
[Bamberg:. lit. 6
Einsied.
git,
Fig. 271
En parcourant ce tableau de haut en bas, colonne du Gloriosus, on remarquera que tous les manuscrits cités font usage de la simple apposition, /«//c/z/w et virga — excepté l'Einsiedeln 121 qui tient pour le pressus.
Dans le ^. G. Inveni la proportion s'élève un peu en faveur du pressus : ligne B, trois manuscrits écrivent le pressîis ; et ligne A et C, quatre manuscrits gardent le porrectus.
Ces équivalences sont significatives ; elles le sont plus encore lorsqu'on les voit appliquées datis le même manuscrit, pour le même passage mélodique. Les trois codices B emploient l'apposition pour le Gloriosus, et le signe du pressus pour V Inveni ; au contraire l'Einsiedeln C, choisit le pressus pour le Gloriosus, et le porrectus, ou plutôt la clivis et la virga, pour \ Inveni. Ces échanges divers prouvent clairement que l'apposition est une forme graphique du pressus aussi réelle que le signe du pressus lui-même.
390. — Deuxième exemple. Pressus entre pes subbipunctis et climacus.
Alléluia Beatus vir.
iN^
fS. G. 339 \ S. G. 340 Is. G. 375
yiA,.
Eins. 121
c/AZ.
rS. G. 376 \ Lesouet [Bamb. lit. 6
Même équivalence que dans le cas précédent : les quatre manuscrits A et B notent le signe d\i pressus, les trois C préfèrent le climacus apposé au punctum précédent