Jusqu'ici l'effet de fusion s'est produit
!•■« équivalence, entre virga ot pressus : r = A = . ' "
2nie équivalence, entre virga et virga : //l =f' =
3 me équivalence, entre seconde note d'une clivis ou accent grave et pressus : /'^ 1 S
ou accent grave et virga : /l/l f f^
4me équivalence, oxArt. punctum et virga : /•.A' \ C V»n.
tntXQ punctuîii Qi pressus : l\^l j ^ ~
Tv;?-. 273
392. — On demande maintenant si le même effet de pressus se produit entre deux virgas se rencontrant à l'unisson au sommet de deux groupes :
JA Nf\l
Il y a plusieurs présomptions en faveur de l'affirmative :
a) En principe la séparation graphique n'empêche pas la fusion ;
b) En fait, la deuxième équivalence //l est déjà un exemple de la fusion des deux virgas par simple apposition ;
c) De prime abord, on ne voit aucune raison qui s'oppose à la réunion des virgas, quand on sait que \q punclum, l'accent grave, s'unissent par fusion à des virgas, des clivis et des porrectiis.
Les équivalences vont confirmer ces présomptions.
393. — Cinquième équivalence. — Fusion de podatus et de clivis. Premier exemple. Intonation des grandes antiennes 0 de l'Avent. Le manuscrit de Monza i2/75,f° 108-109, donne treize antiennes; Les dix premières sont notées ainsi :
O sa-pi- éntia.
Fig- 275
Les trois dernières le sont ainsi :
\ jS pn"
O rex pacifiée...
Fig. 276
Il s'agit bien de la même mélodie : la fusion des deux fa est certaine en A à cause du pressus, elle s'impose donc en B, car il n'y a, dans cette notation, qu'une pure équivalence.
Hartker de Saint-Gall a une troisième manière de noter les douze antiennes 0 :
ji ~ quatre fois sans le t).
Fig. 277
A la page 339 du même Antiphonaire, l'intonation de l'antienne O quantus luctus de Saint Martin présente une quatrième notation avec sigle romanien qui confirme pleinement la fusion des deux fa (cf plus loin Fig. 311).