‹ Le nombre musical grégorienChapitre 132 sur 534 · Deuxième exemple. Une cadence des traits du 11^ mode · texte numérisé non relu

Deuxième exemple. Une cadence des traits du 11^ mode

Laon 239 lJ ^ "/r '

S.Gall /ly/I A/ p-

A iS-fi-w»— B 4fia ^

Déjà cet exemple a été cité plus haut (Fig. 242) pour prouver Xenchaîtiement des groupes dans la notation A) et leur simple juxtaposition dans la notation B).

Les deux premières notes à l'unisson du pressus-major B sont certainement fusionnées ; si la forme A — podatus et clivis — est une équivalence, ce qui ne souffre pas de doute, la virga finale du pes et la virga initiale de la clivis doivent être unies en un seul son d'une valeur double ; sans cela il serait impossible d'expliquer réchange constant de ces deux groupes dans les meilleurs codices.

395. — Les épisèmes sur \^ podatus et la virga de la version A appellent une observation intéressante.

Leur emploi ici est une preuve manifeste que ce trait romanien n'a pas une valeur absolue, mais relative qui, pour être estimée à sa durée convenable, demande, avec l'étude des équivalences et du contexte musical, un peu de tact et de goût. Si l'on voulait traduire matériellement tous les signes neumatiques affectés d'un épisème par une note double, on arriverait à des résultats inadmissibles. Par exemple, dans l'espèce, on aurait :

Fig. 27c

Que devient alors l'équivalence de la version B avec ses deux temps simples sur le sol? Ces adjonctions rythmiques, dans le cas présent, ont la même signification que les rallentando, les ritenuto, les slargando de notre musique moderne. Il en est de même des / {tenete), de la version messine représentée par le manuscrit de Laon (Fig. 278).

Rythme Grég. — 20

396. — Sixième équivalence. — Fusion d'un podatus et d'un porrectus. — Cette équivalence est du même genre que la précédente, on la transcrit sans plus d'explication,

s. G. 339 — Bamb. lit. 8. J '^ / S. G. 359. - Eins. 121. J/\j /\

I^. G. Inveni 1^

manus e- mm Fig. 280

397. — Septième équivalence assez fréquente. 7"^^^?//«j- • remplaçant pes et clivis formant pressus. Encore fusion de deux virgas. Premier exemple. Communion : Video

Plusieurs mss.

Eins: 121. J"-

Sfs:

fâ-ci- unt Fig. 281

L'exécution fusionnée du podatus et de la clivis est suggérée ici non seulement par le pressus d'Einsiedeln et d'autres manuscrits, mais surtout par le torculus de certains codices. Cette équivalence s'explique facilement. D'abord ce torculus était simplement retardé en tout son ensemble ; bientôt on a allongé plus qu'il ne convenait la note centrale, puis on l'a doublée ; rien n'empêchait plus alors d'écrire deux fois cette note, et de la transformer en pressus.

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