Quelle est cette relation
La brève paraît un début, un point de départ, un élan; elle semble animée, vivante ; elle est en mouvement.
La longue, au contraire, paraît une fin, une arrivée, une cadence ou chute; elle est un arrêt, un repos ; repos provisoire pour les deux premières longues, définitif pom la dernière.
60. — Point n'est besoin de texte, de vieux parchemin, pour nous enseigner cette vérité : elle est en nous ; et le sauvage sans culture, lui-même, ne peut pas l'ignorer, ne pas la sentir.
C'est le rythme et le mouvement iambique, rythme primordial et naturel, composé d'une brève (v^) et d'une longue (— ). «L'iambe, dit Aristote, {Rhét. III, 8.) est le discours ordinaire, et c'est naturellement en iambes que l'on s'exprime. »
6i. — Point n'est besoin de barre de mesure ; la musique moderne écrit ce rythme de la façon suivante :
Fig. 21
Et ce sentiment d'élan et d'arrêt sera d'autant plus vif que la note brève sera elle-même plus rapide. Par exemple, en musique moderne :
Fig. 22
ou moins compliquée, représentant graphiquement le rythme. La main de l'élève devra toujours en chantant reproduire cette courbe. Il s'habituera ainsi peu à peu à dessiner le rythme., comme l'élève, en musique moderne, s'habitue à battre la mesure.
Il va sans dire que, pour l'exécution des exemples, nous supposons connus de l'élève les premiers principes de l'attaque du son, de la pose de la voix, etc. Pour l'étude de ces principes nous renvoyons le lecteur aux traités spéciaux, ou à notre Solfigc qui sera publié après le présent ouvrage.
Le rythme chevauche donc sur les mesures et il faut se faire une véritable violence pour chanter :
et plus de violence encore pour la formule suivante :