‹ Le nombre musical grégorienChapitre 193 sur 534 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

i) Notre chironomU elle-même plonge ses racines jusque dans l'antiquité (i).

En définitive, tous nos grands principes de rythmique générale sont en concordance parfaite avec toute l'antiquité.

Ce n'est pas tout : la musique grégorienne emprunte son rythme aux paroles latines qui la soutiennent et à la mélodie elle-même.

•Sur ce point encore, les travaux philologiques modernes sur les langues anciennes, sanscrite, grecque et latine (cette dernière sous ses divers aspects : archaïque, classique, populaire, ecclésiastique), comme aussi sur les oeuvres littéraires de ces lointaines époques, nous ont fourni, en vue de l'application de nos principes généraux et de la pratique, les notions les plus précieuses et les plus certaines :

a) Différence de durée des syllabes latines aux diverses phases de la langue :

brèves et longues aux temps classiques, toutes approximativement égales dans le latin postérieur, et, par suite, dans le chant grégorien (2).

b) Nature et qualités de l'accent tonique latin : simplement mélodique, c'est-à-dire aigu, bref, dans les

temps classiques,

aigu, bref, légèrement intensif, dès les premiers siècles chrétiens, à l'époque postclassique ou grégorienne,

enfin aigu, fort et long à l'époque romane; mais l'accent roman n'a rien à voir avec l'art grégorien qui lui est bien antérieur (3).

c) Rythme des mots isolés :

à Varsis, à l'élan du mouvement, l'accent tonique; à la thésis, la syllabe finale des mots (4).

(i) Cf. Nombre nmsical grégorien^ 1, p. 19, 103; II, pp. 669-672.

(2) » II, ch. I.

(3) » II,ch.v.

(4)- » II, ch. VI.

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