AVANT-PROPOS. IX
d) Existence d'accents secondaires, placés retrorsum, à partir de l'accent tonique, de deux en deux syllabes (i).
e) Renseignements précis sur la manière de distinguer et d'tmir incises, membres et phrases (2).
etc. etc.
En outre, toutes ces notions premières de rythmique générale ou latine sont confirmées par les mélodies grégoriennes elles-mêmes :
par leurs diverses notations neumatiques, par les signes rythmiques qui les accompagnent dès leur apparition, aux ix^-x« siècles : à S' Gall^ Metz, Chartres, Nonantola, dans la notation aquitaine,
par les règles de composition que révèle l'analyse intrinsèque des mélodies.
Il n'y a pas jusqu'aux mouvements agogiques, si importants pour la perfection de l'exécution, qui ne soient inscrits avec abondance dans la notation rythmique.
Bref, nous ne trouvons pas un point où « l'histoire » serait absente de notre « système rythmique »; pour notre part, nous n'en connaissons pas un seul (3).
Nous n'avons donc eu à inventer aucune notion, mais seulement à retrouver les anciennes règles d'exécution; pour cela, il a suffi de replacer les mélodies grégoriennes, texte et musique, à leur époque historique, et tout s'est éclairci.
(i) Cf. Nombre musical grégorien, II, pp. 117, 125-126.
(2) » II, pp. 294-297, et tout le ch. XI.
(3) Sur un seul point de notre exposé, il y a désaccord entre notre enseignement pratique et l'antiquité, mais c'est sur une question de prononciation, et non sur une question de rythme; certains détails de prononciation latine archaïque, d'ailleurs discutés, ont dû être délaissés, à cause du caractère essentiellement pratique et liturgique des mélodies grégoriennes. Les Souverains Pontifes, restaurateurs de ces chants, ont recommandé fortement pour l'Eglise universelle la prononciation latine romaine moderne; ils devaient être obéis.