LES CONSONNES. LEUR ARTICULATION
52. — Classification des consonnes (cT après Boiirciez). Les consonnes latines étaient figurées graphiquement par dix-neuf signes qui se présentent dans l'ordre alphabétique suivant :
Dans cette série, i et u consonnes étaient en réalité des semivoyelles. A l'époque classique, la première avait le son de y; la seconde le son bilabial de w, qui n'est devenu labiodental qu'à la fin du 1er siècle après J.-C. Leur graphie respective par j et V date seulement de la Renaissance.
Si de cette série nous éliminons provisoirement h, qui est une aspirée laryngienne d'une nature spéciale;
k, qui est un signe équivalent à c et anciennement employé devant a ;
q, qui, lui aussi, est un équivalent de c;
X, qui est une consonne équivalant à c + s;
et enfin z, qui est le signe d'un son composé, emprunté au grec, il nous restera, pour le latin parlé, les quatorze consonnes :
auxquelles il faut ajouter w (orthographié u, et resté derrière q, g, quand u eut passé à v).
53. — La classification de ces quinze consonnes latines peut se faire à deux points de vue différents :
a) D'après le mécanisme de lenr formation. Elles se divisent en explosives, fricatives, vibrantes et îiasales. Les explosives et les fricatives ou continues peuvent être, soit des sourdes (c, t, p, s, f), soit des sonores (g, d, b, v).
b) D'après les organes qui servent à les articuler et d'après leur localisation dans la cavité buccale. Elles se forment en effet dans trois régions distinctes, et, en conséquence, doivent être réparties en trois familles principales; c'est sur cette division que seront établis nos exercices pratiques.
(i) Cf. Paléographie Musicale, II, p. 52-53. Rythme Grég. T. II. — 3
TROISIÈME TARTIE.