‹ Le nombre musical grégorienChapitre 224 sur 534 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

1° X.t'à gutturales (vélaires, palatales), qui sont c, g, i;

2° les dentales, qui sont t, d, s, r, 1, n ;

3° les labiales (labiodentales, bilabiales), qui sontp, b, f, v, u, m.

Le tableau suivant tient compte de cette double classification, et des diverses subdivisions qu'elle comporte :

Gutturales

Si

Labiales

Vélaires

Palatales

Labiodentales

Bilabiales

Explosives

Fricatives

Vibrantes

Nasales

Expliquons brièvement chacune de ces expressions en vue des exercices pratiques qui vont suivre.

.j4. — « Horizontalement, les consonnes ont été classées d'après le mécanisme de leur formation :

a) Explosives. — (c = k, g dur, t etc.) Ce sont des consonnes qui se produisent avec une occlusion momentanément complète du canal buccal, puis une ouverture brusque laissant échapper la colonne d'air.

b) Fricatives ou continues. — Ce sont des consonnes pour lesquelles l'occlusion est incomplète. Le canal, qui laisse passer la colonne d'air, se trouve rétréci sur divers points, de façon à produire un frottement prolongé, d'où le nom de continues qu'on leur donne paiiois.

c) Vibrantes. — Ce sont des consonnes qui sont produites avec interposition d'un obstacle tremblotant (la luette pour r uvulaire, le bout de la langue pour r dental) ; ou bien l'air s'échappant de chaque côté de la langue (pour 1, vibrante latérale).

d) Nasales. — Ce sont des consonnes pour lesquelles l'occlusion est complète comme pour les explosives : elles s'en distinguent seulement en ce que, le voile du palais restant baissé, l'air s'échappe par le nez. Les nasales et les vibrantes sont souvent réunies sous le nom commun de liquides.

55. — Verticalement, les consonnes ont été classées d'après leur localisation dans la cavité buccale. Elles se forment en effet dans trois régions distinctes.

Les consonnes de la v^ région sont les Gutturales :

elles sont dites vêlai res, si leur point d'articulation se trouve près du voile du palais : c = k (car), g (gare); ce sont les plus intérieures des consonnes ;

elles sont dîxtQ.^ palatales, s'il est près âiXX palais dur : y = i = j. (fr. yeux ; \3it. Jocundus).

Les consonnes de la 2' région sont les Dentales :

les dentales proprement dites : t, d, qui s'obtiennent avec fermeture momentanément complète du canal, lorsque le bout de la langue vient toucher l'extrémité des dents supérieures (fr. tour, dé; lat. tu, de );

S, z s'obtiennent par un mouvement identique des organes, mais avec fermeture incomplète (fr. sang, zèle; lat. sanguis);

r, 1 (fr. revue, lit); n (fr. nid).

Les consonnes de la y région (la plus extérieure de toutes, puisque le point d'articulation confine aux lèvres), sont les Labiales qui se subdivisent en bilabiales et labiodeniales :

les bilabiales : p, b, formées avec occlusion momentanément complète des lèvres : (fr. pas, but); — et u, son qui s'entend dans le fr. oui.

les labiodentales : f, v, qui s'obtiennent en appliquant la lèvre

inférieure, non plus sur la lèvre supérieure, mais contre l'extrémité des dents d'en haut » (i).

Pour compléter et préciser ces notions générales et théoriques, nous ajoutons un résumé pratique des règles de la prononciation romaine du latin.

B. Résumé pratique des règles de la Prononciation romaine du Latin (2).

06. — La seule vraie prononciation normale du latin, c'est la prononciation préconisée par Pie x, Benoit xv et Pie xi : la protionciation romaine. Elle diffère de la prononciation de l'italien.

La prononciation romaine n'offre aucune difficulté sérieuse à un français : tous les sons-voyelles, toutes les articulations ont des équivalents dans notre langue. Il suffît d'un peu d'attention et d'exercice pour s'en rendre maître.

Page 1