Et d'abord le rameau hellénique
Groupe non iojiien
Groupe ionien
A. Rameau hellénique.
Tableau IL
Rameau hellénique (i),
a) Les dialectes doriens,
ù) les dialectes de la Grèce septentrionale,
6 ^ le thessalien,
d) l'éléen,
e) l'arcado-cypriote, /) le lesbien, langue des anciens lyriques
(quelques-uns l'appellent éolien), g ) le béotien, h) le pamphylien (Asie-Mineure).
a)\e vieil-ionien(d'Asie-Mineure: Smyrne, Chios, etc.), le plus ancien dialecte grec connu, ô) le néo-ionien (d'Asie-Mineure), e) l'ionien des îles (C3^clades, Eubée), clj l'ionien d'Athènes, ou attique, e) la xo'.vYi o'.âAsxTo; — ou langue commune.
(i) V. Henrv, op. cit.., p. 4-
lOO TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE III.
a) Division du rameau hellénique.
92. — «Au premier abord, dit M. \. Henry, le groupe Jiellénique semble ne renfermer qu'une seule langue, la langue grecque, représentée :
a) aux temps les plus anciens, par les poèmes homériques, dont certaines parties au moins remontent au ix^ siècle avant notre ère;
h) à l'époque qui précède et suit le siècle de Périclès [t 429 av. J. C], par la brillante floraison des littératures ionienne, attique, alexandrine ;
c) au moyen-âge, par les écrivains byzantins;
d) de nos jours, par le grec moderne.
)' Mais il s'en faut de beaucoup que tous ces documents se rattachent à une langue unique » .
Cependant, « la forme véritable de la langue, à une époque et dans un territoire donnés de la Grèce, nous est révélée heureu.sement par des témoins infaillibles, les inscriptions, qui... nous renseignent avec une exactitude absolue.... A la lueur de ces documents, complétés par les indications des anciens grammairiens, on a pu distinguer tout d'abord dans l'unité hellénique deux groupes dialectaux : le groupe dit non ionien et le groupe ionien » (i).
La connaissance de tous les dialectes nommés par M. Henr\' n'est pas nécessaire au but spécial que nous poursuivons : nous ne retiendrons que ceux qui sont utiles à nos recherches.
93. — Groupe non ionien. — Deux dialectes, dans ce groupe, nous intéressent particulièrement :
a) le dialecte dorien, qui est en général la langue de Pindare, d'Alcman, de Théocrite, des chœurs des tragiques et des comiques grecs ;
h) le lesbien, ou éo/icn, dialecte des plus anciens lyriques, Alcée et Sapho (2).
94. — - Groupe ionien. Il est de beaucoup le plus important au point de vue littéraire. Signalons :
(i) \. Henry, op. cit.., p. 4-5.
(2) Pour plus de détails, voir V. Henry, et aussi Gow et S. Reinach, i\Tiitc)T<i, p. 68.
LE MOT LATIN. — HISTOIRE DE L'ACCENTUATION. lOI
û) le v/czV ionien d'Asie Mineure, le plus ancien dialecte grec connu; c'est la langue d'Homère et d'Hésiode;
b) le néo-ionien d'Asie Mineure, langue d'Hérodote;
c) Vionien des îles (Cyclades, Eubée), relevé ici parce qu'il semble le chaînon gui unit les dialectes d'Asie à celui d'Europe;
d) Vionien d'Athènes ou attique, langue d'Athènes et de l'Attique; « l'attique pur ne se trouve que dans les inscriptions, décou\ertes en grand nombre ; mais la langue littéraire qui s'en rapproche le plus est celle des comédies d'Aristophane et surtout celle des dialogues de Platon » ;
e) la xG'.vri, ou langue commune, fondée en grande partie sur le dialecte attique; c'est la langue que nos grammaires grecques enseignent aujourd'hui.
b) Accentuation de tous ces dialectes.
95. — Sur certains points, il }' a concordance entre les dialectes de ces deux groupes ; sur d'autres, au contraire, il y a divergence.