‹ Le nombre musical grégorienChapitre 244 sur 534 · Sont privés d'accent tonique (i · texte numérisé non relu

Sont privés d'accent tonique (i

a ) Les prépositions et les adverbes-prépositions placés immé-

diatement avant leur régime : super nos, in manus, per oinnia.

l^lacés après leur régime, ils reçoivent l'accent : montem supra, ' ' ' . '

fronde super viridi.

h) Les conjonctions placées en tête de la phrase ou du membre

de phrase : sicut erat, et non : sieut erat; mais l'accent secondaire

existe dans ce cas.

Dans le cours de la phrase, les conjonctions prennent l'accent :

Petrus auUm^fecit enim, vivit vero.

c) Les pronoms relatifs, quand ils n'expriment qu'une simple

relation : Pater Jioster qui es in caelis.

âutem, mais bien, Rex nàster, te décef, nos âutem ». D. JUMILHAC, La scic7icc et la pratique du plain-chant, édit. de 1673, P- ^97 5 édit. de Nisard, 1847 p. 279.

(l) Cf. D. J. POTHIER, op. cit.., ch. VIII.

Ils ont l'accent si leur antécédent est sous-entendu : Qm crcdiderit.

Les pronoms interrogatifs sont aussi accentués : Qnis revolvct nobis lapîdcm.

145. — Telles sont, en abrégé, les règles des grammairiens sur ces points. Pratiquement, elles demandent un adoucissement, car il est bien difficile, en certains cas, de ne pas attribuer un accent secondaire à des prépositions ou conjonctions placées avant leur régime : Ex. : supi'a montes, secunduvi misericordiain. Il sera nécessaire souvent de laisser leurs règles aux grammairiens, si nous voulons rester rythmiciens et même grammairiens (i).

Nous passons sous silence les autres cas du même genre, enclitiques ou proclitiques, sans accent; pratiquement, ils sont résolus dans les livres liturgiques. L'ouvrage déjà cité de M. Edon donne, pages 280-289, les renseignements les plus détaillés sur cette question.

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