‹ Le nombre musical grégorienChapitre 274 sur 534 · ARTICLE III. — INTENSITÉ DE L'ACCENT · texte numérisé non relu

ARTICLE III. — INTENSITÉ DE L'ACCENT

275. — Il n'en est pas de V intensité comme de l'acuité et de la brièveté : elle ne peut être prouvée

ni par la notation neumatique,

ni par la mélodie étudiée en elle-même,

ni par les signes r3'thmiques ; mais elle peut l'être

a) par le témoignage des grammairiens latins de basse époque,

b) par le témoignage des langues romanes.

§ 1. — Témoig'nag'e des grammaiplens latins postclassiques :

(ve-vF s. ap. J. C).

270. — A l'artible i . l'étude de V acuité ViQ\)& a amenés à produire et à discuter ces témoignages ; il suffit de les rappeler ici, en renvoyant à ce passage (ci-dessus, pp. 148 et suiv.), et à l'Appendice au ch. V (textes k et suiv.), où Ton trouvera les textes complets.

Le premier témoignage qui se présente dans l'ordre du temps est celui de Poinpeius, fin du v^ siècle :

<' Illa syllaba quae accentum habet////^ soitat, quasi ipsa habet majorem potestatem ...»

On peut voir aussi les textes suivants qui répètent Pompeius exactement, ou avec des expressions analogues qui ne peuvent se rapporter qu'à la force :

Sej-vius

« plus sonat »

Cledonins

'( excusso sono »

Diomcde

(vp s.)

<' vocis intcnsio »

St Isidore

« gravis minîis so7iat »

Codex Bernensii

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