ARTICLE I. LA MÉLODIE NATURELLE DU MOT LATIN ISOLÉ
285. — Cette mélodie découle naturellement des notions exposées dans le chapitre précédent.
286. — Mots parlés. — S'il s'agit de la mélodie d'un mot simplement parlé, sa notation sur notre portée musicale est impossible, puisque les intervalles en sont continus, c'est-à-dire qu'ils ne sont régularisés par aucune gamme précise.
287. — Mots chantés. — Au contraire, la mélodie quasi naturelle des mots, chantés selon le système musical occidental, est facile à figurer; les intervalles ci-dessous pourraient être difïé-
(i) MM. Weil et Benloew exposaient déjà, en 1855, les mêmes idées ; « L'accent marquait l'unité du mot et de l'idée qu'il représente. Dans âgrum côlens il y a deux mots, deux idées et deux accents aigus : dans agrîcola^ il n'y a plus qu'une idée, un mot, et un accent aigu. La syllabe aiguë se distinguait des autres qui se prononçaient avec un son plus grave, elle les dominait en quelque sorte par cette intonation plus élevée ; et c'est grâce à cette subordination que, malgré la pluralité des syllabes, l'unité de l'idée se peignait sensiblement dans le son du mot, et frappait l'oreille et l'esprit de l'auditeur 2>. Théorie générale... p. 2.
(2) Au sens agogique du mot.
rents, leur direction générale ascendante ou descendante est seule indiquée :
^ Cadence spondaïque
Cadence dactylique
a) ju- sti- fi- ca-
ti- ô- nem