ARTICLE 2. — RYTHME-MEMBRE; — RYTHME-PHRASE ; - GRAND RYTHME
§ I. — Groupement des incises en membres et en phrases.
145. — De même que les rythmes élémentaires en s'unissant forment les rythmes-incises; ainsi les incises en se groupant produisent les membres de phrase; et, ceux-ci, à leur tour, s'unissent pour former les phrases et les périodes. C'est le grand rythme.
Au lieu de simples notes, prenons pour exemple le texte de l'antienne citée plus haut (27).
Rythme Grég. — 6
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CQ
Ainsi apparaît la puissance sans cesse plus enveloppante, plus vivifiante du rythme.
146. — A mesure que grandissent les rythmes, grandit aussi \impoHance de la thésis filiale de chacun d'eux. Elle exerce sur chaque incise, sur chaque kôlon, une véritable attraction. C'est vers elle que tend le mouvement rythmique ; elle en est le terme.
Comme l'aimant, elle attire tout à elle. C'est elle encore qui, à divers degrés, sous diverses formes — masculine ou féminine — , limite et distingue les rviihmes.
C'est grâce aux appuis r^lhmiques, même fugitifs ; c'est surtout grâce aux repos caractérisés par une prolongation de la note ou de la syllabe, que devient accessible à notre sentiment la distinction de chacun de ces rythmes.
Nous savions déjà que la longueitr s' appuyant sur la thésis peut êt7'e considérée comme délimitation des divers motifs rythmiques ; mais il faut ajouter que dans le rythme naturel la durée d'un repos est en raison directe de V importance des rythmes.
§ 2. — La dynamie dans les rythmes composés.
147. — L'élément dynamique se comporte dans les rythmes composés avec la même liberté que dans les rythmes simples; mais son champ d'action étant plus étendu, la dynamie manifeste
avec plus d'aisance, de variété et d'efficacité sa puissance vivifiante et synthétique. Ses crescendos et ses decresce?idos s'étendent avec complaisance sur le parcours des incises et des membres; mais c'est surtout dans les larges ondulations de la phrase grégorienne qu'elle se développe avec liberté, ampleur et majesté.
La forme mélodique et les paroles indiquem encore ici la marche de l'intensité : elles aussi qui déterminent ia place de l'accent principal du membre, et l'accent général de la phrase.
148. — Accent principal. — Chaque membre a son accent principal auquel sont subordonnés tous les ictus et accents de ce membre ; il se fait sentir sur la note ou syllabe qui porte l'effort du crescendo. Sa place dans le rythme est variable.
149. — Accent général. — Chaque phrase a aussi son accent général qui domine les accents de la phrase tout entière ; il se fait sentir également sur la note la plus forte.
Il suffit ici de poser ces principes qui trouveront leur application pratique quand nous traiterons de la mélodie et du texte.
§ 3. —- Application des rythmes composés formés par fusion et par juxtaposition.
150. — Relire, avant de faire ces exercices, les avis donnés ci-dessus (104 et ss.).
Exercice XII.
Une arsis, deux thésis.
Exercice XIII.
Une ihcsis, une arsis, une thesis.
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Exercice XIV.
Une arsis, une thé sis ; une arsis, une thésis.
Exercice XV.
Trois arsis, une thésis.
la la la la la la la,
la la la la la la la.
Exercice XVI.
Deux arsis, deux thésis.
la la la la la la
la.
la la la la la la
la.
Exercice XVII.
Utie arsis, trois thésis.
la la la la la la la,
la la la la la la la.