DOCTRINE DES ANCIENS
857. — Le texte déjà cité de Guy donne cette règle très large, que la mora doit être plus longue après la phrase (distinctio) qu'après le membre : amplior itt parte... diutissimus vero in distinctione.
Cette règle est basée sur la nature; il suffit de l'énoncer pour en reconnaître la vérité. On peut la formuler ainsi en lui laissant sa largeur :
Le retard de la voix sur la dernière note ou syllabe doit être proportionné à r importance littéraire ou mélodique de la division.
858. — En voici une autre, tout aussi naturelle : elle est tirée des Instituta Patrmn et s'applique aux viorae comme aux silences :
« Si morose ca7itamus, longior pausa fiât ; si propere, brevior ». La durée des pauses doit êtj'e en rapport avec le mouvement général de la récitation oti du chant (i).
« Si par exemple, dit D. Pothier, le mouvement se trouve avoir une vitesse double, les pauses [moi-ae et silences] seront abrégées de moitié; si au contraire, le mouvement est moitié plus lent, les pauses seront doublées (2). « Verum si aliquoties causa variationis mutare morani velis, id est, circa initium aut fittem protensiorem vel incitatioron cursum facere, duplo id feceris, id est, ut productam moram in duplo correptiore seu correptam immutes duplo longiore * (3).
(i) Inst. Pat. — Gerbert, i, 6.
(2) Mél. Grég. p. 146.
(3) Gerbert, i, p. 183, cité par D. Pothier, /, c.