DEUXIEME PARTIE
LA MÉLODIE
SON APPLICATION AU RYTHME
I. — Des sons répétés sur une seule corde et groupés en incises, membres, phrases, ont été jusqu'ici la seule matière dont nous nous sommes servis pour exposer les principes fondamentaux de la science rythmique.
Maintenant il faut aller de l'avant, et aborder une matière à la fois plus intéressante et plus complexe : la Mélodie pure, la Mélodie sans parole. Le texte, plus complexe encore, sera étudié ultérieurement. Cette matière nouvelle, en s'adaptant aux divers schémas rythmiques déjà connus, leur apportera un accroissement de grâce et de beauté, que des rythmes à l'unisson sont incapables de procurer.
Néanmoins, qu'on ne s'attende pas encore à trouver, dans cette seconde partie, une étude de la phrase mélodique musicale grégorienne arrivée à son plein développement. Avant d'en arriver là, il est nécessaire de faire connaissance avec les premiers éléments ou matériaux mélodiques et rythmiques qui servent à sa formation : notes, groupes de notes avec leur valeur et leur exécution. Tel est le but précis de cette importante division.
Ce qu'il importe de connaître tout d'abord, ce sont les signes graphiques qui représentent les sons variés de la Mélopée grégorienne.
Ces signes sont de deux sortes :
Les signes mélodiques, c'est-à-dire ceux qui représentent les intervalles ;
Les signes rythmiques, qui ont pour but de figurer les éléments qui concourent plus spécialement à la formation du rythme, durée, intensité, et, par suite, mouvement rythmique ^élan et de repos.