‹ Le nombre musical grégorienChapitre 451 sur 534 · Un seul exemple suffira ici · texte numérisé non relu

Un seul exemple suffira ici

Invitât.

Ecce venit.

ji

" . ■ Al

Ecce vé- nit ad témplum sânctum sii- um

Do-mi-nâ- tor Dô-mi- nus: * Gâu-de et laetâ- re...

Fig. 546.

967. — Il va de soi, et notre exemple le montre bien, qu'il n'en est pas toujours ainsi; mais le fait est si fréquent qu'il est impossible de n'y pas voir une preuve de la lourdeur et de la longueur naturelle de la syllabe finale.

968. — Nos musiciens modernes suivent, il est vrai, une voie tout opposée ; ils donnent les temps longs aux S3'llabes accentuées, et attribuent la brièveté aux finales. Ainsi on trouve les rvthmes suivants :

Tân-

tum

ér-

So

sa-

cra-

mén-

tum

Fii(- 54-7-

Déjà aux x\Tie et xvni^ siècles, les réformateurs du chant grégorien accumulaient les groupes neumatiques sur les syllabes accentuées.

969. — Grave erreur dans l'un et l'autre genre de musique. « De ce que la voix se tient plus longtemps sur une syllabe ou lui donne plus de notes, il ne s'ensuit pas que cette syllabe soit mieux accentuée », dit très justement Dom J. Pothier (i). Au contraire; car, dans son essence, l'accent est non seulement une élévation, un mouvement bref, énergique, mais un principe de cohésion qui réunit en un seul tout les divers éléments ou syllabes qui composent un mot. De ces deux notions incontestables, brièveté et force de cohésion, il ressort clairement que plus on accorde de notes à la syllabe aiguë, plus on est exposé à porter atteinte au caractère et à la fonction de l'accent.

fi) Mélodies grégoriennes, ch. xii, p. 171.

CONFIRMATION DE QUELQUES PRINCIPES. 6ll

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