‹ Le nombre musical grégorienChapitre 453 sur 534 · ARTICLE 2. — SÉPARATION POSSIBLE DE L'ACCENT TONIQUE ET DE L'ICTUS · texte numérisé non relu

ARTICLE 2. — SÉPARATION POSSIBLE DE L'ACCENT TONIQUE ET DE L'ICTUS

l'accent AU LEVÉ.

975. — Une conséquence naturelle de la longueur de la dernière syllabe est la séparation éventuelle de l'accent tonique et de l'ictus rythmique, spécialement dans les mots paroxytons. C'està-dire que l'accent latin se trouve alors à l'arsis, à l'élan du rythme.

Nous nous sommes longuement étendu sur ce point, en exposant au ch. VI le rythme du mot latin isolé. Il nous reste à montrer que nous n'innovons rien, et que nous restons dans la pure tradition de Dom Pothier et des polyphonistes.

§ 1. — Doctrine de Dom Joseph Pothier (i).

976. — La théorie rythmique grégorienne de Dom J. Pothier repose en grande partie, c'est une chose bien connue, sur l'observation parfaite de l'accent et sur la prononciation correcte des mots latins.

Or, le savant auteur des Mélodies grégoriennes a toujours enseigné, d'abord en termes assez confus, ensuite avec une clarté de plus en plus nette, que la meilleure manière de bien accentuer, de bien faire ressortir l'accent et de le traiter conformément à sa nature est de le placer à l'élan, à l'arsis du mouvement rythmique, c'est-à-dire, en langage moderne, au levé de la petite mesure ou temps composé. Bien loin de sacrifier l'accent, on lui donne ainsi, d'après Dom J. Pothier, sa vraie place, et, du coup, on conserve au mot son unité parfaite et son rythme naturel.

A) Transcription par Dom Pothier de motets latins en notation musicale moderne.

977. — Afin qu'aucun doute sur sa pensée ne soit possible, le docte Abbé a condescendu, malgré ses répugnances légitimes pour la notation musicale moderne, à transcrire avec croches, noires et barres de mesures quelques pièces de chant.

Comment place-t-il les accents toniques? Voici.

(i) Les pages qui suivent sont extraites en partie de la Paléogr. mus., t. vil, pages 128-143.

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