‹ Le nombre musical grégorienChapitre 480 sur 534 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Scit

c- nim Pà- ter vé- ster cae- lé-

sUs

quid vô- bis ne- ces- se sit,

al- le- lu- ia.

1254. — r' Incise : Nolite solliâti. — L'agencement de cette incise est d'une clarté transparente : le texte se plie aux exigences de la mélodie ; celle-ci, à son tour, respecte tous les contours des paroles, elle en souligne musicalement toutes les qualités; en résumé, texte, mélodie, dynamie, chironomie marchent de pair dans une harmonie parfaite.

1255. — 2' Incise : Quid manducâbimus. — Ici encore, tout est clair. A signaler seulement l'arsis mélodique et chironomique sur la première syllabe de man (-ducàbimus), accent secondaire. Au contraire, simple thésis ondulante plane sur l'accent tonique de bibémus ; car, sur ce mot, la période expire doucement ; une arsis à cette place serait un contre-sens musical et phraséologique.

1256. — y Incise : Scit enim Pater. — Elle a été citée plusieurs fois dans cet ouvrage. C'est un type parfait de chironomie ondulante descendante ; cinq thésis se succèdent, toutes reposent sur des finales de mots, sauf l'avant-dernière qui s'appuie sur un accent tonique, (cae-)lé(-stis), à la fin de la phrase.

1257. — 4.' Incise : Quid vobis. — Nous sommes ici en présence d'une formule mélodique qui admet, du moins à son début : Quid vobis, plusieurs sortes d'adaptation du texte. Il ne s'agit, dans les présentes recherches, que de ces deux premiers groupes : mi-fa, sol-la. Nous ne citerons que quelques antiennes, choisies pour montrer les différences d'accentuation :

LA CHIRONOMIE GREGORIENNE.

ns

An/. Attér

cogno- scé- tis é-

]> Judaéa.

é- rit vo-bis-

» Beâta es.

tl- bi a Dô-

quid vô-bis ne-cés-

et pâ- ri- es Fi-

li- (.)

os, al- le- lu- ia.

cum, al- le- lu- ia.

ao, al- le- lu- ia.

sit, al-le- lu- ia.

um, al- le- lu- ia.

Fig. 675.

Ex. ^ . — Le plus souvent l'adaptation amène un accent tonique sûr le podatus sol-la : (cogno-)scé(-tis). Dans ce cas, le choix de la chironomie est facile : deux arsis, l'une recourbée, la seconde contractée font l'affaire; l'accent principal de l'incise coïncide avec l'accent tonique.

Ex. B. — Un peu plus rarement, une finale faible de mot s'appuie sur le groupe qui, tout à l'heure, soutenait l'accent fort;

(i) Nous corrigeons ici l'édition vaticane qui n'a qu'un sol sur la syllabe // c'est évidemment une erreur.

Page 1