‹ Le nombre musical grégorienChapitre 482 sur 534 · Et Je- sum, be- ne- di- ctum frû-ctum véntris tû- i · texte numérisé non relu

Et Je- sum, be- ne- di- ctum frû-ctum véntris tû- i

nô- bis post hoc ex- s(- li- um os- tén- de.

dûl- cls V(r- go Ma- rl-

Fzg-. 68o.

Nous appuierons particulièrement sur les variantes chironomiques qui se présentent au choix du directeur,

1264. — /*'' Verset. — z'^' Incise. — Ondulation rythmique montante et descendante; cependant, sur la syllabe accentuée de misericôrdiae, on peut faire si l'on veut une petite boucle arsique correspondant à l'accent tonique et à la légère élévation mélodique.

1265. — 2' hicise : Vita, dulcédo. — Arsis ondulée forte sur Vi, afin d'unir très intimement, dans une même ondulation, ces deux incises qui se répondent. Cependant la force de cet accent et l'élan mélodique autorisent, si on le préfère, une arsis unaire sur cette syllabe, encore que, nous l'avons dit, nous n'osions pas conseiller ordinairement ce procédé :

miscri- côr- di- ae, Fig. 68i.

Vf- ta

mais, si le chœur est souple, flexible, l'arsis ondulée a toutes nos préférences.

LA CHIRONOMIE GRÉGORIENNE. 743

1266. — Et spes uostni. — Une très douce arsis recourbée sur et, malgré la faiblesse de ce mot, prépare l'accentuation plus importante du mot nostra ; cette arsis est suggérée par la mélodie qui monte sur la syllabe et.

Encore ici on pourrait adopter la chironomie ondulante :

dul- ce

Ce geste continu favorise la liaison des mots ; le geste recourbé au contraire favorise l 'arsis mélodique montante qui se déclare sur la syllabe et. Chaque chironomie a sa justification, sa valeur, disoas même son avantage. De nombreuses mélodies permettent ces diverses nuances ; notre chironomie, grâce à sa souplesse, peut toutes les reproduire.

1267. — j' Verset. — Ad te siispirâmus. — Après l' arsis mélo> dique du début, ondulation rythmique et reprise d'arsis à l'entrée de l'incise geméntes.

1268. — / Verset. — Eia ergo. — On remarquera l'arsis unaire sur illos, et on se reportera au 5^ exemple ci-dessus (p. 740-741), chironomie b), pour bien saisir notre pensée sur ce point. L'arsis unaire peut être parfois utile et opportune.

Néanmoins la chironomie purement ondulante a bien sa beauté :

«dvocà- ta n6- stra, il- los Fig. 683.

Sur le //-;/ de convérte, nous avons mis une arsis recourbée, pour souligner l'accent tonique. Rien n'empêcherait de garder ici l'ondulation descendante, comme nous avons fait sur le mot ostéruie du verset suivant. Nous varions ici notre chironomie pour montrer que dans ces cas, et bien d'autres, il y a pleine liberté.

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