CHAPITRE XIV
1269. — 5' Verset. — Et Jesum. — Sur frûctian, comme plus haut sur advocàta, on pourrait faire une légère arsis recourbée, à cause de la reprise de l'élan mélodique, comme on a fait ci-dessus, no 1262, sur fdctjis abus du Lauda Sion.
1270. — S"" Verset. — O dulcis. — Sur Virgo, renversement mélodique que l' arsis chironomique corrige très heureusement.
§ 7. — Septième exemple.
Antienne Sandorum velut aquilae.
San-ctô- rum vel- ut â- qui- lae
in ci- vi- ta- te Dô- mi- ni
Fi£. 684
1271. — Avant d'aborder la chironomie de pièces plus ornées, il est bon de placer ici Tantienne Sanctàriun, purement syllabique, où tous les ictus rythmiques s'appuient sur les accents toniques, sauf, naturellement, l'ictus final de chaque incise. Après la multitude d'accents unaires arsiques rencontrés dans les morceaux analysés plus haut, il est utile de montrer que les cantilènes grégoriennes savent, à l'occasion, affirmer leur pleine liberté sur ce point.
A signaler la régularité quasi métrique de cette antienne :
a) chaque incise se compose de huit syllabes,
h) tous les accents se placent, dans tous les vers, sur les SAilabes paires,
c) la chironomie est la même dans chaque incise,
d) tous les rythmes sont juxtaposés.
In mé- di- o * Ecclé- si- ae a- pé- ru- it os é- jus
et impie- vit é- um D6- mi- nus
spi- ri- tu sa- pi- éa- ti- ae, et in- tel- lé- ctus :
stô- lam gl6- ri- ae in- du- it é- um.
Al- le- lu- ia.
al- le- lu- ia.
LA CHIRONOMIE GRÉGORIENNE. 745
§ 8. — Huitième exemple.
Introït In medio.
1272. — On trouvera dans nos Monographies Grégoriennes, w i, tableau m, ce même Introït avec la chironomie, telle qu'elle est représentée dans le tableau hors-texte ci-contre. Quelques perfectionnements ont été apportés ici : la chironomie en certains passages est plus mêlée aux groupes de notes, et reproduit avec plus d'exactitude les nuances intensives de la mélodie.
Dans le texte de cette même Monographie, pages 14 à 16, la chironomie employée est expliquée avec des détails qu'il est inutile de reproduire, après tous les enseignements qui précèdent.
1273. — Toutefois une simple explication au sujet de la liaison des incises entre elles.
I" ligne. — Pourquoi une ondulation thétique sur la syllabe a de apéruit?
Ce groupe binaire, considéré indépendamment de ce qui précède, est un début arsique conduisant à l'accent du mot apéruit ; rien de plus certain :
pi- ruit
Fig. 68y
mais si on l'envisage dans l'ensemble de la phrase et du grand rythme (i), ex, podatus ne peut être que la suite thétique de l'incise précéderfte :
FF^^^^^ë^î^
Ec- clé- si- ae a- pé- ruit
Fig. 686.
(i) Cf. ci-dessus, pp. 603-605.