Voulait-on doubler la deuxième note d'un dimacus
Fig. 72
on apposait à cette note une apostropha, tout en conservant la forme primitive du neume,
Fig. 73
ou un signe très approchant, qui en dérivait certainement. On scindait aussi le groupe en deux, et on écrivait :
Fig- 74
équivalence qui produit à l'exécution le même efl'et.
42. — Dans la notation actuelle, le pressus est formé par la rencontre et la fusion pratique de deux groupes sur le même degré :
Exemples :
PODATUS + CLIVIS FORMANT PrESSUS j fL Tm" j 'é"é~'\ OU J M J
Clivis+clivis » » PilL é g0~j '"' y
Climacus+clivis » » '*»W ^J~^~^~ — " ou ' — "*^ — i s
SCANDICUS+CLIMACUS » »
PORRECTUS+PODATUS » »
>3ffr~ — J]^"?^= ^« ^^±^
Quand nous parlons de deux neumes formant pressus, nous voulons dire que ces groupes s'unissent intimement au point de ne former quun seul groupe, par la fusion des deux notes à l'unisson (Cf. plus loin : Chapitre VIII).
Fig. 76
Le caractère de Y apostropha dans le pressus est, le plus ordinairement, de se fondre entièrement avec la note précédente pour ne faire avec elle qu'un seul son allongé.
43. — \,<t% pressus se placent sur toutes les cordes de l'échelle.
S 4. — Oriscus.
44. — U Oriscus est aussi une sorte û" apostropha, qui se place après certains groupes. Mais à la différence du pressus, avec lequel il ne faut pas le confondre, Voriscus ne se fusionne pas avec le son précédent. Ce mot dérive de ôpo;, limite, fin ; il en est le diminutif : et, de fait, Voriscus est toujours placé à la fin (à \ horizon) d'un groupe.
Afin que cette distinction du pressus et de X oriscus se fasse sans hésitation, les livres de Solesmes donnent à ce dernier signe une forme spéciale. (/-ï;^. 77) — ^ — Les autres livres l'écrivent par une note carrée : {Fig. 78) — ■ —
Fig. 7ç
U oriscus se place sur toutes les cordes de l'échelle.
§ 5. — Salicus.
45. Faut-il rattacher le salicus à l'apostropha? Oui probablement ; cependant la question d'origine reste ouverte. Il suffira de parler ici de la forme graphique du salicus, afin qu'on puisse le reconnaître. Son interprétation et sa place sur l'échelle seront examinées plus loin.
Le salicus — de salir e, sauter, rebondir, s'élancer — est un groupe ascendant comme le scandicus. Le plus ordinairement il
/ comprend trois notes {Fig. 80)
quelquefois quatre notes {Fig. 81) p
/ rarement cinq {Ftg. 82) />
a. Salicus de trois notes,
46. — La note centrale, distinguée par un signe particulier, doit attirer spécialement l'attention.
Le salicus de trots notes a deux formes dans sa notation actuelle: jre forme : les deux premières notes sont séparées par un intervalle.
2^ forme : les deux premières notes sont à l'unisson.
Première forme Deuxième forme
rS-
rr
Fis- 83
b. Salicus de quatre notes.
47. — Ce salicus monte le plus souvent par intervalles conjoints: voici sa notation la plus fréquente :
Fig 84.
c. Salicus de cinq notes.