‹ Le nombre musical grégorienChapitre 72 sur 534 · MI FA SOL · texte numérisé non relu

MI FA SOL

Fig. II Ç

la si do ré mi fa sol

la

(i) RiEMANN. Dictionnaire, au mot do.

(2) RiEMANN. Dictionnaire, au mot Bobisation.

136. — Les degrés 2, 9, — degrés du si — peuvent dans le cours d'une mélodie être baissés d'un demi ton. L'échelle actuelle, absolument complète, comprend donc deux si à chaque octave. Le signe de cet abaissement est le b ou bémol.

Nous disons l'échelle actuelle, parce que les anciens théoriciens et notateurs n'admettaient pas, en principe, le si b au grave, ils préféraient une transposition ; ainsi au lieu de noter

♦♦a ■ ils écrivaient P ss\ •

■^^^^ ■ >fl> -

Sa-cerdo- tes Sa-cerdo- tes

Fig. 121 Fig. 122

Remarque. — L'influence du b est détruite par la survenance du b| (bécarre) qui ramène le si à son ton naturel.

Dans les éditions modernes, il est convenu que cette influence cesse aussi à la fin du mot où se trouve employé le b, et à la rencontre d'une barre quelconque de division. La virgule ne suffit pas.

137. — Jamais, dans une mélodie grégorienne, les deux si ne peuvent se suivre immédiatement ni en montant ni eh descendant ; c'est le sens de cet axiome des anciens : « Utrumque b k] in eamdem neumam non jungas. » Gerb. Script. II. Gui, p. 8-9.

§ 4. — Signes rythmiques sur la portée.

138. — On trouvera encore sur la portée les signes suivants; tous se rapportent au rythme, le guidon excepté.

A. Signes rythmiques affectant les notes.

139. — 1° htpoiîit après une note en double environ la durée.

■' 1^* ♦' P^g- 123 La note pointée est traduite en musique par une noire (I. iZ).

l80 DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE III.

140. — 2° Uépisème horizontal au-dessus d'une note i l'allonge légèrement.

141. — 30 \Jépisème verticale pour but, on le sait, de marquer les appuis rythmiques.

142. — /^o'Lq guidon Zlï se place à la fin des lignes ; il indique

Fig. 124

la première note de la portée suivante :

B. Signes rythmiques de division.

Fig. 125

143. — 1° La virgule n'est qu'un signe de respiration prise sur la valeur de la note précédente.

144. — - 2° Le quart de barre {divisio niinima) marque les incises ou les petits membres de phrase. Souvent ce signe n'est que l'indice d'une division rythmique sans respit-ation.

145. — 3° La detni-barre {divisio minor) distingue les membres de phrase proprement dits, composés d'une ou deux incises. Ici la respiration est ordinairement nécessaire ; elle est prise sur la valeur de la note précédente.

146. — 40 La grande barre {divisio major) termine les phrases. Respiration obligatoire.

147. — 50 La double barre {duplex linea) termine le chant, ou une partie principale.

Exercice VIII.

Lecture des notes.

148. — Avant de passer au solfège rythmé, le maître désignera quelques pièces de chant dans le Graduel ou l'Antiphonaire, et en fera lire les notes. Il pourra garder l'ordre suivant :

LES NOTES ET LES INTERVALLES. l8l

Clef de C 4^ ligne v. g. Kyrie fons bonitatis, etc.

» » 3*^ ligne v. g. Credo III. — Vidi aquam, etc.

» » 2e ligne V. g. Asperges me (7^ mode) ; Off. In virtute. Clef de F 3^ ligne v. g. Agnus Dei X ; Gloria in excelsis XI, Sanctus XI, etc. {Édition Vaiicanè).

» » 4^ ligne v. g. Off. Veritas mea, etc.

Tout en chantant les exercices d'intervalles qui vont suivre, on reviendra souvent aux exercices de simple lecturey afin de familiariser l'élève avec le nom des notes.

On joindra à cet exercice, à titre de récapitulation, les exercices précédents de lecture : noms des groupes et des formes de notes.

ARTICLE 2. - LES INTERVALLES. SOLFÈGE RYTHMÉ. § I. — Définition de l'intervalle.

149. — On appelle intervalle musical la différence, l'espace compris entre deux sons, l'un aigu, l'autre grave (i).

L'intervalle existe par le seul fait que la voix parcourt les différents degrés de l'échelle musicale, soit en montant, soit en descendant.

1 50. — On connaît déjà l'échelle musicale générale du chant grégorien (II. 130). On a pu remarquer que les séries de sons se répètent deux ou trois fois. Il suffit de savoir chanter une série de sept à huit notes pour être en état d'exécuter l'échelle entière.

Cette longue série de quinze à dix-huit notes ne se présente pas dans toute son étendue pour chaque mélodie. Les sons dont elle se compose servent à former huit gammes ou modes différents qui seront étudiés plus loin.

Pour les premières études et exercices d'intervalles, on se servira seulement de la première de ces échelles grégoriennes. Nous la préférons à la gamme moderne, afin d'habituer l'oreille de rélève, dès le début, aux progressions et aux cadences finales de la musique liturgique.

(i) BoËCE : <L Intervallum est soni acuti gravisque distinctio. »

RiEMANN : « Nom que l'on donne au rapport de deux sons entre eux, au

point de vue de la hauteur, du nombre de vibrations, ou de la longueur des

ondes vibratoires. » Dictionnaire, au mot Intervalle. Rythme Grég. — 12

l82 DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE III.

Elle comprend huit notes, et va du ré- D au ré- d. Elle admet une note supplémentaire à l'aigu, mi, et une note supplémentaire au grave, do; sa note finale est ré - D.

% ton • '%, ton

(do) ré mi fa sol la si do ré (mi) Fig. 126

% ton J4 ton % ton

S— r~^àr^

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