‹ Le nombre musical grégorienChapitre 73 sur 534 · LA SI SI DO · texte numérisé non relu

LA SI SI DO

Fig. 127

151- — n y a plusieurs sortes d'intervalles : seconde, tierce, quarte, quinte, sixte, septième et octave.

§ 2. — Intervalle de seconde.

152. — Lorsque les sons se succèdent régulièrement sans franchir aucun degré de l'échelle, /«;- degrés conjoints, les rapports de hauteur qui s'établissent entre eux s'appellent secondes.

Cet intervalle est dit seconde, parce qu'il est établi sur deux degrés consécutifs de la gamme.

153. — Il y a, dans le chant grégorien, deux sortes de secondes : La seconde majeure, ou ton plein,

La seconde mineure, ou demi-ton (i).

Dans la gamme ci-dessus, les demi-tons se trouvent entre mi-fa^ et si-do. Entre les autres notes il y a intervalle de ton.

Lorsque le si est bémohsé, le demi-ton descend entre la et si I3 , il y a un ton plein entre « et do.

154. — Instructions pour V usage des exercices, — Les exercices suivants seront exécutés de trois manières, en trois degrés pour ainsi dire :

a) Lecture rythmique. — Elle consiste en une analyse précise de

(i) La musique moderne connaît encore : la seconde augmentée : do, ré^, un ton et un demi-ton ; la seconde diminuée '• do'^, ré? dont les sons, soumis au tempérament, sont identiques.

chaque rythme fig-uré par la ligne chironomique ondulée qui surmonte la portée. L'élève lira les notes sans les chanter, mais en exécutant exactement avec la main les mouvements rythmiques. (Cf. ci-dessous no 156) (i).

b) Solfège. — A la lecture rythmique, s'ajoutera le solfège. Solfier^ c'est nommer chaque note par son nom — do, ré, mi, etc. — en émettant les sons avec la plus parfaite justesse et avec la valeur rythmique — temporelle et intensive — représentée par la notation.

c) Vocalise. — Vocaliser, c'est remplacer le nom des notes par l'une des voyelles. Comme transition du solfège à la vocalise, on répétera les mêmes exercices mélodiques, en supprimant la consonne des syllabes-notes : au lieu de do, ré, mi, fa, sol, la, si, on dira : 0, é, i, a, 0, a, i. On passera ensuite à l'étude de chaque voyelle; on commencera par \a, voyelle la plus favorable pour rémission des sons; puis on les prendra toutes successivement dans l'ordre suivant : a, è = ai, é, i, o, ô, u = ou ; enfin chaque note devra se chanter sur une voyelle spéciale (2).

L'émission des voyelles se fera conformément à la prononciation romaine enseignée ci-dessous dans la troisième partie.

On pourra ajouter une consonne avant la syllabe : la, le. H,... ma, me, mi,. . . pa, pe, pi,. . . etc.

155. — Dynamie DES EXERCICES. — On apportera un soin tout particulier à la marche croissante ou décroissante de l'intensité. C'est elle qui donne de la vie aux mélodies.

Règle générale : l'intensité croît avec le mouvement mélodique ascendant; elle décroît avec le mouvement descendant. C'est la marche naturelle.

Cette règle s'applique surtout aux membres de phrases et aux phrases. Certains des exercices suivants, composés seulement de

(i) « Hanc (aequitas canendi, rythmus seu numerus) magistri scholarum studiose inculcare discentibus debent, et ab initia infantes eadem aequalitatis sive numerositatis disciplina informare, inter cantandum aligna pedutn manuiimve, vel qualibet alia percussione nunierum instruere; ... » (Gerbert. Script. I. p. 228).

(2) Nous n'indiquons cette marche qu'avec la plus grande réserve ; chaque professeur peut et doit suivre, dans l'enseignement de la vocalise, le système qui a ses préférences, et auquel il est habitué. Nous savons par expérience que les méthodes les plus différentes conduisent à des résultats excellents, lorsqu'elles sont pratiquées sagement.

quelques brèves incises, sont trop peu caractérisés pour imposer une dynamie unique ; ils sont susceptibles d'en recevoir plusieurs. On profitera de cette aptitude pour les chanter sous différentes formes dynamiques. Par exemple, le premier exercice n^ 157 :

a) Mouvement dynamique décroissant

Ft[^. 128

b) » » croissant

Ftg. 129

c) » » à la fois

croissant et décroissant

d) Mélange varié de toutes ces dynamies. C'est ainsi qu'on recommande pour ce même exercice l'ordonnance dynamique suivante :

Elle consiste à réunir deux de ses rythmes élémentaires en un petit membre de phrase, au moyen d'un mouvement dynamique unique croissant et décroissant, dont l'effort principal se trouvera sur l'arsis du dernier rythme.

Bref, le maître s'ingéniera à rendre l'élève maître de la conduite de sa dynamie, et lui apprendra ainsi à phraser, dès qu'il abordera la mélodie même la plus simple.

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