‹ Le parfait cuisinier, ou, Le bréviaire des gourmandsChapitre 35 sur 50 · EAUX CORDIALES · texte numérisé non relu

EAUX CORDIALES

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Eau de Lait .

Hachez un peu de la rue , du chardon béni , de l’absynthe , deux grosses poignées de chaque; quatre poignées de menthe , autant de baume et d’angélique, et mettez-les dans un alambic au bain-marie; versez trois pintes de lait par-dessus : poussez vivement le feu jusqu’au moment où la distillation commence , ensuite ralentissez-le. Vous pouvez distiller deux litres d’eau de lait ; le premier litre peut se conserver toute l’année.

Eau de Noix.

Vous broyez un demi-quart de boisseau de belles noix vertes dans un grand mortier ; vous les mettez dans un vase , avec une poignée de baume broyé ; versez sur le tout deux pintes de bonne eau-de-vie. Couvrez bien ce mélange, et laissez-le trois jours en cet état; le quatrième jour, distillez— le au bain-marie : on peut en distiller trois litres en un jour.

Eau de Guinée.

Vous écrasez six livres de guines; vous y mettez des sommités de romarin, de la marjolaine, de la menthe poivrée , de l’angélique, du baume et des fleurs de

souci, une poignée de chaque; une once de violeüe sèche , des graines d’anis el de fenouil , une demi-once de chaque. Après avoir bien écrasé les graines et haché les herbes, vous mêlez bien le tout et le distillez au bain-marie.

Eau digestive.

Cette eau, qui est de la première nécessité pour un gastronome de profession , se compose de la maniéré suivante :

On prend de la civette , de la sauge , du baume , de la menthe , de la rue, de i’absynthe romaine, du cochléaria , de la berle , du cresson de fontaine, une poignée de chaque ; deux poignées de capillaire ; un demi-quart de boisseau de pavot, s’il est frais, moitié moins s’il est sec ; de la cochenille et du safran , une once; des anis, des graines de carvi , de la coriandre et des graines de cardamome, une once de chaque; deux onces de réglisse râpée , une livre de figues fendues , une livre de raisins secs débarrassés de leurs pépins, une once de graine de genièvre pilée, une once de noix-muscade concassée, une once de macis pilé, une once de graine de fenouil pulvérisée, et un peu de fleurs de romarin, de souci et de sauge. On met tout cela dans un pot de grès, et on verse par-dessus douze litres de bonne eau-de-vie. Uouchez bien le pot , laisscz-le près du feu pendant trois semaines ; rcmuez-le tous les deux jours, et bouchez-le bien chaque fois. Ensuite passez la liqueur et mettez-la en bouteilles. Versez encore sur vos ingrédiens une bouteille de bonne eau-de-vie; laissez cela infuser pendant une

semaine , en le remuant une fois par jour. Distille» alors toute votre liqueur au bain-marie, et vous aurez une belle eau blanche propre à prévenir et à guérir, les indigestions.

LE

PATISSIER ROYAL

PATISSIER ROYAL

ou

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