‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 100 sur 179 · S’emploie absolument pour bûcher, abattre du bois · texte numérisé non relu

S’emploie absolument pour bûcher, abattre du bois

1°- — Prononcé flo, comme en ancien français.

clans I aire, par les grands frets 1 de décembre et de janvier. Le mieux était de mettre des souliers mous2, ou encore des canisteaux 3.

Le soulier mou ne couvrait que le pied. Cela suffisait, l’été. Mais, 1 hiver, il y avait la neige, dont il fallait se garantir les chevilles et les jambes. On ajoutait des hausses 4, que nos gens du Labrador appellent des mitasses. On attachait quelquefois de simples césains 5 aux souliers de peau crute 6, tannés 7 ou non.

Pour aller à l’église, on mettait des souliers français, et, plus tard, sous la nouvelle domination, ce furent des bottes anglaises 8. A la maison, des galoches.

Comme toute cette chaussure se faisait à domicile, la cordonnerie occupait une place importante dans l’économie domestique. Dans la plupart des demeures, il y avait le banc du cordonnier, avec son rond de cuir, au bout, pour s’asseoir. Sa garniture consistait en alingues 9, perçoir, fil poissé, petit maillet, tranchant, chevilles, forme, marteau, et tout le cuir, empeigne, semelle et renforts 10, dont il pouvait y avoir besoin.

Architecture

Ce sont les artisans de France, qui ont élevé les grandes cathédrales gothiques que les canons prussiens n’ont pas été capables d’abattre toutes. Les paysans possédaient, eux aussi, à n’en pas douter, des âmes d’artistes ; mais ils n’eurent jamais

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