Maie, huche, à pain
Pour se garantir du froid et surtout de la neige, un tambour, à la porte de la cuisine. Celle de devant était le plus souvent condamnée, l’hiver.
Faisaient partie de la maison, le puits avec sa bringueballe 1 2 3 4 ; le pilot 2 de bois de chauffage cordé, ou jeté bouci-boula 3 ; les écopeaux* et la bourrée de porte5, laquelle, bien secque (sèche), servait d’allumettes. La devanture de la maison était d’une tenue irréprochable. L’intérieur, également, la place étant balayée tous les matins et lavée au moins une fois par semaine.
L’ameublement consistait en quelques chaises, dont une à roulette 6 7, une table à manger, un dressouer (dressoir), un coffre ou une manne 7 , laquelle servait de siège, dans un coin, un châlit 8 haut monté, pour le père et la mère ; un petit lit en coulisse, en dessous, pour les plus petits, avec, au beau milieu du grand bord, la maçoune (l’âtre), qui réchauffait, et souvent éclairait toute la maison. C’est la maçoune, avec ses landiers, ses jambages, sa crémaillère, son manteau, où l’on faisait la cuisine, l’hiver, et autour de laquelle la famille se réunissait, le soir, pour jaser (causer), conter des contes, chanter des cantiques, des complaintes, des chansons, et dire le chapelet de la bonne S linte Vierge, en commun.
Sous l’escalier était le banc des siaux (seaux) et, au grenier, les chambres à lit des enfants, dont les paillasses étaient en couêtil 9 et les draps en toile de lin, tissés au métier, à la maison.