‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 111 sur 179 · Se tenir sur la tête et les mains, les pieds en l’air · texte numérisé non relu

Se tenir sur la tête et les mains, les pieds en l’air

12. — Lancer un ganif en lui faisant faire un ou plusieurs tours sur lui-même, de façon qu’il tombe sur la pointe et s’enfonce dans la pelouse ou sur le plancher.

Pour les jeunes gens, garçons et filles, c’était le clairon du roi r cache ma balle 2, pigeon-voie, la gueule-du-loup^ , etc.

Pour les garçons tout seuls : la paume (le base-bail anglais), où l’on se servait d’une palette pour frapper la balle, le bat anglais d’aujourd’hui ; à fesse-tout4 , à charger le mouton .

Le dimanche avant l’office, soit du matin, soit de l’après-mich, les hommes faits 6, s’assemblaient en arrière de l’église et s’assapaient 7 à la course, au saut, et à la lutte. On colletait à brasse-corps 8, à la jambette 9, a bout-de-bras , a attrappe-quipeut 11 . D’autres concouraient à lever branli un poids mort. Les plus forts et les plus agiles étaient les plus considérés.

Grands et petits jouaient aux dames, soit 1 e jeu franc13, soit le barreau 14, où l’on avait gagné quand on avait mangé toutes les

1. — Consiste à passer de main en main un petit objet, au chant cadensé de :

Il vient de passer ici,

Le clairon du roi, Mesdames,

Il vient de passer ici,

Le clairon du roi joli.

Celui ou celle qui le laisse tomber donne un gage.

2. — Ressemble beaucoup au jeu précédent et à Cache ma belle berg':rer de la province de Québec.

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