Oie domestique
ment appelé le pain sacré, où il entre de la farine, du lait et de la menasse , le torteau, dont Rabelais, parmi tous ses contemporains, connaissait le mieux la recette ; le beignet, savamment composé de farine de sarrasin 2, de crème et d’un soupçon d’œuf, fricassés dans le saindoux.
Ceci constituait le nec plus ultra d’un menu acadien ; c’étaitdes régals dont on se frippait 3 les babines 4, rien qu’à en éventer 5 le fumet.
Il y avait aussi les variétés de soupes, dont celle au blé-d’inde essivé pourrait bien être le potage que Ganymède servait aux déesses de l’Olympe.
Ajoutez le pain cuit au four, le bon pain sourge 7, et aussi, pour les plus pauvres, le pain de gru 8.
Au déjeuner, on servait souvent du bargou 9. Pour les malades c’était du pain routi et des patates grâlées 10.
Le dessert, quand il y en avait, consistait en confitures de fruits sauvages. Ce que les enfants préféraient, c’était, au temps des sucreries u, le tamarin12.
La batterie de cuisine 13, était peu compliquée : un chaudron ,